Ce document est un condensé de la presse nationale et internationale, il ne reflète en aucun cas le point de vue du Centre Carter. La sélection d’articles présentée n’a pas vocation à être exhaustive.

 

 

SOMMAIRE

 

Brèves Matinales de ce Lundi 02 Octobre  2017

 

 

 

  •        Le président de la Commission de l’Union Africaine qualifie de succès parfait sa mission en RDC
  •      Le délai pour convoquer le corps électoral dépassé, quid du calendrier?
  •      Tanganyika : l’ouverture de la session parlementaire de septembre dégénère en bagarres entre députés
  •         49 manifestants arrêtés pour avoir réclamé la convocation de la présidentielle
  •       Kisangani : libération de 16 militants des mouvements citoyens après 12 heures de détention
  •       Kasaï : La Directrice régionale de l’Unicef appelle tous les partenaires a l’unisson
  •      La Coopération Sino-Congolaise a  devant elles des belles perspectives
  •      Restauration de la sécurité au Nord-Kivu : le président de l’assemblée provinciale plaide pour la traque des groupes armés
  •          Un Antonov 12  de l’Armée  s’écrase à Nsele, En partance pour le Sud Kivu,

 

 

 

·      1. SITUATION POLITIQUE

 

·      Le président de la Commission de l’Union Africaine qualifie de succès parfait sa mission en RDC


Le président de la commission de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat a qualifié de "succès parfait" la mission qu’il venait d’effectuer en RDC, au sortir d’un entretien dimanche 1er octobre, à Kinshasa, avec le Président Joseph Kabila Kabange. " Je peux dire que ma mission a été un succès parfait", a déclaré le président de la Commission de l’Union africaine, au terme de la mission qui lui a permis de s’enquérir de la situation politique, économique et sociale de la RDC. M. Moussa Faki Mahamat qui a fait cette déclaration après avoir échangé avec la quasi-totalité des acteurs politiques du pays, a indiqué que le processus est en cours en République Démocratique du Congo et que l’Union Africaine n’attend que la publication du calendrier électoral. " L’Union Africaine est prête à accompagner ce processus ", a précisé le Tchadien Moussa Faki Mahamat, estimant que " c’est ce que l’Union Africaine peut tirer comme leçon de cette mission "  http://www.forumdesas.org/spip.php?article13287

 

Azarias Ruberwa, Steve Mbikayi, Ingele Ifoto, Emery Okundji, Papy Niango, Jean-Lucien Bussa ainsi que Jean-Pierre Lisanga Bonganga…tous membres du Gouvernement issus de l’Opposition ont signifié au Président de la Commission de l’Union africaine (UA) que la RDC ne connaît pas de crise, « mais le Gouvernement se bat pour organiser les élections conformément à l’Accord de Saint-Sylvestre ».

Jean-Pierre Lisanga Bonganga a déclaré avoir dit au numéro 1 de la Commission de l’UA Moussa Faki qu’il n’y a pas crise en RDC. Cette crise, poursuit-il, a été vidée par la mise en place du gouvernement d’union nationale que chapeaute Bruno Tshibala, un opposant ayant milité durant près de 36 ans aux côtés d’Etienne Tshisekedi.

Le ministre d’Etat en charge des Relations avec le Parlement, a, pour ce faire, soutenu que des efforts sont fournis pour aller aux élections. « C’est un gouvernement d’union nationale. Nous sommes venus expliquér que nous avons signé l’Accord et l’Arrangement particulier. Nous avons parlé aussi de l’évolution de l’enrôlement. Nous attendons les lois essentielles du Parlement et nous irons de l’avant. Nous lui avons dit qu’il n’y a pas de crise politique. Il y a eu dialogue et signature de l’Accord et de l’Arrangement particulier. Nous évoluons convenablement pour aller vers les élections », a-t-il déclaré après avoir rencontré M. Moussa Faki. 

Avec le représentant de l’UA, les 7 membres du gouvernement Tshibala parmi lesquels 4 du Rassemblement de Kasa-Vubu et 3 de l’opposition signataire de l’Accord du 18 octobre 2016 ont passé en revue la situation politique du pays. « Nous avons aussi parlé de l’enrôlement, nous étions partis au Kasaï, nous avons constaté que ça évolue, dans trois mois ils vont finir, nous au niveau de l’Assemblée Nationale et du Sénat, nous attendons les lois essentielles, on va aller de l’avant », a souligné Lisanga.

DES CONSULTATIONS CONJOINTES

Azarias Ruberwa a expliqué que les consultations étaient conjointes. Majorité et opposition. Et, par ailleurs, ces parties ont été consultées pour parler de l’application de l’Accord de la Saint Sylvestre. « Les échanges étaient fructueux. Nous lui avons expliqué comment l’accord a été mis en application. Nous avons également expliqué que la consultation entre la CENI, le Gouvernement et le CNSA interviendra dans les jours à venir et sera suivie de la publication du calendrier électoral », a-t-il ajouté. 

http://www.mediacongo.net/article-actualite-30929.html

 

 

·      Le délai pour convoquer le corps électoral dépassé, quid du calendrier?


En RDC, le délai de 90 jours prévu par la loi pour convoquer le corps électoral, et donc pour organiser un scrutin d'ici le 31 décembre 2017, vient d'être dépassé. Et ce même si, dans un accord signé par le pouvoir et l'opposition, l'ensemble de la classe politique s'engageait à organiser des élections d'ici la fin de l'année. Le président de la Commission électorale (Céni), Corneille Nangaa, affirme qu'il a annoncé publiquement il y a plusieurs semaines déjà que les élections ne pourront être organisées d'ici le 31 décembre. Selon lui, il était techniquement trop juste d'organiser les trois scrutins; la présidentielle, les législatives et les provinciales le même jour, d'ici la fin de l'année. Le président de la Commission électorale promet que, désormais, l’objectif est de « publier un calendrier rapidement afin d'être le plus proche possible de cette date du 31 décembre 2017 ». Mais annoncé pour juin, puis juillet, et enfin fin août, le chef de la Céni ne veut toujours pas révéler quand il rendra public cet échéancier. La société civile dénonce un « défaut criant de bonne foi ». Ce week-end, des organisations citoyennes ont défilé dans trois villes pour demander un échéancier électoral. Une trentaine de militants a été arrêté.

La Cenco demande l'application de l'accord

L'Eglise catholique de son côté s'inquiète de la lenteur de la Céni. Certes, l'accord signé par le pouvoir et l'opposition prévoyait qu'on puisse dépasser de 6 mois maximum le délai du 31 décembre 2017. Mais la première chose à faire pour rassurer la population, affirme un membre de la Cenco, c'est au minimum d'annoncer une date pour que les Congolais puissent se projeter. « La date qui était prévue pour la convocation des élections pour la fin de l’année est passée. Et je crois que c’est un mauvais signe, s’inquiète Fridolin Ambongo, président de la commission Justice et paix de la Cenco. Nous pensons que la crise qui sévit actuellement au Congo n’est pas une fatalité. Il y a une solution pour sortir de la crise : l’application de l’accord de la Saint Sylvestre. » « Au cas où on ne serait pas exactement dans les temps, l’accord prévoit un mécanisme pour prolonger de quelques mois. Si le pouvoir en place veut vraiment donner un signal pour réconforter le peuple, il faudra alors que la Céni puisse publier assez rapidement un calendrier électoral », estime-t-il.  http://www.rfi.fr/afrique/20171001-rdc-depassement-delai-date-limite-organisation-elections

 

·      Tanganyika : l’ouverture de la session parlementaire de septembre dégénère en bagarres entre députés

L’ouverture de la session de septembre de l’assemblée provinciale de Tanganyika a dégénéré samedi 30 septembre en bagarres entre des députés provinciaux proches du président de l’assemblée provinciale Benoit Mbayo et un groupe des députés frondeurs. Ces derniers avaient, lors d’une plénière en juin dernier, prononcé la déchéance de M.Mbayo ainsi que du questeur du bureau de l’assemblée provinciale en brandissant une motion de défiance contestée. Samedi, alors que Benoit Mbayo et les membres du bureau s’apprêtaient à faire leur entrée à l’hémicycle, ils ont été empêchés par les députés provinciaux contestataires. Il s’en est suivi une bagarre entre les députés qui soutiennent le président et ses opposants, avant que la police n’intervienne et parvienne à faire hisser Benoit Mbayo sur le perchoir. D’après des témoins sur place, Benoit Mbayo n’a pas pu lire son discours. A chaque fois qu’il tentait de le faire, son texte lui était arraché par les députés frondeurs qui ont assiégé le bureau. Le président de l’assemblée provinciale du Tanganyika a minimisé l’incident. « C’est une réaction parlementaire, on comprend. Nous avons ouvert bel et bien la session qui commence, et lundi nous aurons déjà une conférence des présidents » a dit M.Bayo à Radio Okapi. C’est le vice- président de l’assemblée provinciale Leon Mulumba Masudi Kahengele qui a finalement prononcé le discours de la rentrée parlementaire après le départ du président Mbayo et son groupe. https://www.radiookapi.net/2017/10/01/actualite/societe/tanganyika-louverture-de-la-session-parlementaire-de-septembre-degenere

 

 

·      2. DROITS DE L’HOMME

 

·      49 manifestants arrêtés pour avoir réclamé la convocation de la présidentielle

Près d'une cinquantaine de manifestants ont été arrêtés le 30 septembre dans deux villes de la République démocratique du Congo pour avoir réclamé la convocation de la présidentielle au plus tard le 31 décembre. A Goma, capitale de la province du Nord-Kivu et bastion du mouvement Lutte pour le changement (Lucha), 33 jeunes manifestants ont été arrêtés. Ils ont marché pacifiquement sur 5 kilomètres avec des affiches où l’on pouvait lire : «Nous voulons des élections» ou «Nous demandons à la Céni (Commission électorale nationale indépendante) d’organiser des élections au plus tard le 31 décembre 2017». Ils ont pu contourner le cordon de la police et déposé un mémorandum au bureau local de la Céni pour rappeler l’obligation légale de convoquer la présidentielle 90 jours avant sa tenue effective.

Marches pacifiques

A Kisangani, quatrième ville de la RDC, dans la province de la Tshopo, 16 manifestants présents à l’appel de Lucha, ont été aussi interpellés par la police. « Nous allons d’abord les auditionner», a déclaré le colonel Guy Biabongo, chef de la police de Kisangani. La veille, les sections de Lucha à Bunia dans la province de l’Ituri, de Goma dans le Nord-Kivu et de Bukavu dans le Sud-Kivu avaient appelé à des marches pacifiques pour exiger de la Céni la publication d’un calendrier électoral qui prévoit la présentielle au plus tard le 31 décembre 2017. Dans un accord conclu par la majorité et l’opposition sous la médiation des évêques catholiques le 31 décembre 2016, les élections devraient se tenir au plus tard fin 2017. Mais, en raison des violences dans le Kasaï, la Céni a estimé qu’il n’était pas possible de tenir le délai. La RDC traverse une crise politique aggravée par le maintien au pouvoir du président Kabila dont le deuxième mandat a pris fin le 20 décembre 2016. La Constitution lui interdit de se représenter. http://www.jeuneafrique.com/479150/politique/rdc-49-manifestants-arretes-pour-avoir-reclame-la-convocation-de-la-presidentielle/

 

·      Kisangani : libération de 16 militants des mouvements citoyens après 12 heures de détention

La police urbaine de Kisangani a relâché samedi 30 septembre dans la soirée seize militants des quatre organisations des mouvements citoyens  qu’elle avait interpellés peu avant midi. Leur libération est intervenue après 12 heures de détention dans l’amigo de la police de Kisangani. Les militants de ces quatre organisations citoyennes dont LUCHA, AJDDH, COARDHO et PJC s’apprêtaient à aller déposer au bureau de la représentation de  la CENI à Kisangani un mémorandum réclamant la tenue sans condition des élections avant le 31 décembre de cette année lorsqu’ils ont été interpellés par la police. « La police nous a encerclé, et nous a demandé de monter dans la jeep. Nous avons été non violents. On nous a acheminés au commandement urbain. […]Et de là, le responsable de la police a procédé à l’identification des manifestants avant de nous envoyer au cachot » relate Maitre Elly Kayembe, un des militants interpelés samedi. Il souligne cependant qu’aucun traitement dégradant ne leur a été infligé durant leur détention et remercie la police qui a restitué tous leurs biens confisqués lors de l'intervention de la police. M. Kayembe déplore cependant les conditions environnementales de l’amigo dans lequel ils ont été détenus.  https://www.radiookapi.net/2017/10/01/actualite/societe/kisangani-liberation-de-16-militants-des-mouvements-citoyens-apres-12


 

·      Kasaï : La Directrice régionale de l’Unicef appelle tous les partenaires a l’unisson

Possibilité de poursuivre la coopération RDC-UNICEF jusqu’en 2023

Au terme de son séjour de 6 jours en RDC, la directrice régionale de l’UNICEF appelle tous les partenaires à se joindre à la réponse humanitaire au Kasaï. Marie-Pierre Poirier en visite au pays du 24 au 29 septembre dernier, a fait savoir que la vague de violence qui touche la région du Kasaï depuis plus d’un an a laissé 1,2 million d’enfants en besoin d’aide humanitaire. Pendant son séjour congolais, ce haute cadre de l’UNICEF s’est rendue à Kananga, capitale de la Province du Kasaï-Central où elle a visité des centres de santé et des écoles affectés par la violence, indique un communiqué de presse de cette agence des nations unies en RDC. En discutant avec les enfants sortis des milices, elle a pu se rendre compte de leurs souffrances, mais aussi de leurs espoirs de paix et de leur volonté de reprendre le chemin de l’école. Pour Mme Poirier : « Les abus dont sont victimes les enfants doivent cesser. Les enfants devraient être en sécurité au sein de leurs foyers, à l’école ou dans les aires de jeux, et ne pas être forcés à combattre ou être blessés ou tués lors des violences ». Elle n’a pas manqué de souligner : « Les enfants associés aux milices ou soupçonnés de l’être, sont des victimes et doivent être traités tels quels par les autorités du pays. »  En plus, elle a déploré le fait que la santé et l’éducation des enfants sont également mises en péril. A en entendre la directrice régionale de l’UNICEF, les enfants font face aux risques d’épidémies étant donné que le cycle de vaccination de milliers d’enfants a été interrompu.  En outre, 400.000 enfants risquent de souffrir de malnutrition aiguë sévère, s’est-elle inquiétée. Depuis le début de la crise des attaques sur plus de 200 centres de santé et 400 écoles ont été documentées, rendant précaire l’accès aux services de base de la santé et de l’éducation, a-t-elle rappelé. 
http://www.forumdesas.org/spip.php?article13292

 

 

·       La Coopération Sino-Congolaise  devant elles des belles perspectives

Selon le diplomate chinois, son pays est prêt à travailler ensemble avec la RDC pour approfondir sur tous les plans, leur coopération dans l’intérêt des deux peuples. Le gouvernement chinois accorde à la RDC 500 mille USD pour lutter contre le choléra. Le 68ème anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine a été célébré vendredi 29 septembre à Kinshasa. L’ambassade de Chine en RDC a reçu ses invités à l’ex-hôtel Intercontinental. Le Premier ministre, Bruno Tshibala, plusieurs membres du Gouvernement, des leaders politiques, de la société civile...ont rehaussé de leur présence cette cérémonie, montrant la qualité des relations diplomatiques et économiques entre les deux pays. Ces personnalités ont porté un toast aux côtés de l’ambassadeur chinois Wang Tongqing. Le chef de la mission diplomatique chinoise en RDC, Wang Tongqing, s’est réjoui de la présence des autorités rd congolaises au point de leur souhaiter la bienvenue en lingala, l’une des quatre langues officielles du pays et la plus parlée à Kinshasa. Il a indiqué que son pays, "déjà deuxième économie du monde, continue à grands pas sa réalisation du "Rêve chinois", celui du renouveau complet de la chine". Pour le diplomate chinois, le secret du développement rapide de la Chine réside dans la confiance dans sa propre voie de développement, dans son propre système et dans le travail collectif.  http://www.forumdesas.org/spip.php?article13291

·      Dossier Kamuina Nsapu : Au Congo, un crime presque parfait!

Août 2016, alors qu’Etienne Tshisekedi hélait ses militants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) à envahir le Boulevard triomphal, au centre de la capitale congolaise, pour dédicacer un “carton jaune” au président Kabila, en guise d’avertissement pour obtenir son départ du pouvoir, à 1400 kilomètres, dans le cœur même du pays, un crime se perpétrait à l’abri de tous les regards. Que faut-il rappeler? La mort “banale” d’un Chef coutumier tout à fait inconnu, ou le viol de sa femme par des FORCES DE L’ORDRE? Il faudra tout aussi rappeler que sa milice – oui il en avait dans un pays organisé – s’est mise en colère au point de s’attaquer à l’Etat entier et, à en croire les autorités, aux civils.

Le fait est qu’il n’y aurait rien à se rappeler si, en plein mois de mars, alors que le monde entier avait le regard fixé sur les interminables négociations de partage de pouvoir et de transition hypothétique, deux experts de l’ONU, un américain (en plus), Michael Sharp et sa collègue suédochilienne Zaïda Catalan  ne s’étaient pas officiellement retrouvés au mauvais endroit au bon moment. En deux semaines à peine, une crise locale, une banale tuerie silencieuse prend des ampleurs internationales. Ses méfaits aussi. Le monde occidental fait alors semblant de (re)découvrir la tragédie congolaise, renommée, pour l’occasion, en celle du Kasaï. Que s’est-il passé? Des coupables sont automatiquement désignés, selon que l’on soit naturellement opposé ou ou non au pouvoir de Kinshasa. D’abord un député, Clément Kanku, écouté malgré lui dans son intimité, se félicitant d’attaques et de meurtres d’officiers, civils compris. Evidemment innocent, il pointe – il n’est pas le seul – systématiquement du doigt un certain Evariste Boshab. Malheur pour les deux citoyens du monde libre tués, ce dernier est un hiérarque du pouvoir.  L’affaire s’embrase. Ou plutôt, se complique.  Car à défaut de chercher à rendre justice, il faut bien que ces crimes trouvent une revendication politique. Ça tombe bien: Kabila doit partir. D’autant plus qu’il organiserait ce chaos, tuant deux experts de l’ONU et des milliers de congolais, dans le seul but de repousser les élections. Entre-temps, on ne manquera pas de remarquer que le non-respect de l’accord signé le 31 décembre suffisait à lui seul pour ne pas organiser ces élections salvatrices pour tout un peuple.

Thèse, antithèse. Dés révélations s’enchaînent, toutes aussi accablantes. Personne, en dehors de suspicions légitimes n’arrive alors à désigner les vrais coupables. Ils sont en fait trop connus et, de ce simple fait, intouchables. D’autant plus que la justice congolaise, mondialement réputée juste, courte, se lance dans une procédure aussi loufoque qu’ahurissante: des prévenus qui passent en témoins, les pointés du doigt jamais épinglés, rappelant étrangement un certain Procès Chebeya. En réalité, le crime était parfait. Il l’est. Car, dans un monde où chaque fait doit avoir logique, le bain de sang du Kasaï, entremêlé à des enjeux politiques, se trouve devant une multitude des mobiles. Les civils auraient tant été tués par des Bana Mura que les Kamwina Nsapu. M. Sharp et Mme Catalan auraient tous aussi été tués tant par toutes les parties: l’ONU qui n’aurait visiblement pas “mieux sécuriser ses poulains”, Kinshasa qui ne les a guère apprécié, un député de l’opposition dont les raisons restent aussi vagues, ou encore, des Kamwina Nsapu sans visées politiques. A l’ONU, António Guterres est menacé par une furie américaine, qui veut réduire ses pouvoirs et réformer l’Institution jugée inefficace. Face à cette situation, seule une poignet de pays, dont… la RDC, s’y oppose et défend le Secrétaire général de l’ONU. Le même Secrétaire général est partagé quant à faire lumière sur les possibles failles de son institution sur la protection de deux experts, où accabler Kinshasa qui soutient son maintien. Suivez mon regard! http://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/10/01/congo-crime-presque-parfait.html

 

 

·      3. SECURITE 

 

·      Restauration de la sécurité au Nord-Kivu : le président de l’assemblée provinciale plaide pour la traque des groupes armés

Le président de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu, Jules Hakizumwami recommande aux FARDC et aux autres services de sécurité, de traquer les groupes armés qui écument cette partie du pays et restaurer la sécurité.  Il a fait cette recommandation samedi 30 septembre, lors de la rentrée qui, selon lui, intervient dans un contexte particulier où la population est confrontée à plusieurs formes d’atrocités perpétrées par les groupes armes dans tous les territoires. « Il faut que les FARDC poursuivent les opérations de la traque des groupes armés afin de les déloger de leurs bases et s’assurer que leurs chefs ont été capturés et déférés devant la justice. Ce qui contribuera à les disperser et empêcher leur réorganisation pour mener des contre-attaques. La collaboration entre les FARDC, la MONUSCO et l’ICCN doit être renforcée comme celle entre les services spécialisés de renseignement et la population, ainsi que celle entre les FARDC et la population », conseille Jules Hakizumwami. Il demande aussi au gouvernement d’assurer la « prise en charge correcte des militaires, des policiers et des agents des services spécialisés de sécurité pour leur permettre d’exécuter leurs missions respectives en étant suffisamment motivés ». A en croire Jules Hakizumwami, cette session ordinaire traitera essentiellement des matières budgétaires en plus des arriérés de la session de Mars 2017.  https://www.radiookapi.net/2017/10/01/actualite/politique/restauration-de-la-securite-au-nord-kivu-le-president-de-lassemblee

 

·      Un Antonov 12  de l’Armée  s’écrase à Nsele, en partance pour le Sud Kivu,

L’incident malheureux est survenu dans la matinée de ce samedi 30 septembre 2017. Ayant décollé de l’aéroport international de N’djili, cet avion des forces armées de la République s’est écrasé peu de temps au parc de la Nsele, une zone heureusement non habité normalement. Cet Antonov 12, a-t-on appris, avait un équipage  russe. Et, généralement, ils sont à 5 ou 8, renseigne une source. Cet avion, il sied de le préciser, transportait des munitions à destination de Bukavu, chef-lieu du Sud Kivu, où la ville d’Uvira subit des attaques des Maï Maï. Quoique pas confirmé, pour l’instant, il se peut qu’il y ait des accompagnateurs des munitions. Le manifeste du vol saura, assurément, livrer les dernières informations quant à ce.http://www.depeche.cd/flash-en-partance-pour-le-sud-kivu-un-antonov-12-de-larmee-secrase-a-nsele/