Ce document est un condensé de la presse nationale et internationale, il ne reflète en aucun cas le point de vue du Centre Carter. La sélection d’articles présentée n’a pas vocation à être exhaustive.

 

 

SOMMAIRE

 

Brèves Matinales de ce Mercredi 04 Octobre  2017

 

 

  • ·       Le Conseil de Sécurité de l’ONU se réunit a nouveau sur la crise en RDC
  • ·       Le gouvernement se lance dans la bataille contre la corruption !
  • ·       Antonio Guterres plaide pour une Monusco plus efficace
  • ·       Manifestation anti-belgique à Kinshasa !
  • ·       Rutshuru ou Kinshasa? Polémique autour du lieu de l'inhumation du Dr Mashako
  • ·       Emotion autour de militants des droits de l'homme toujours en prison
  • ·       Kinshasa : lancement des travaux pour l’uniformisation des salaires des fonctionnaires
  • ·       Des terres du Virunga cédées illégalement
  • ·       Tanganyika: des passagers d’un train bloqués à Kongolo suite à l’insécurité
  • ·       Masisi : 20 000 ménages fuient les affrontements entre miliciens à Iyana

 

 

·      1. SITUATION POLITIQUE

 

·      Le Conseil de Sécurité de l’ONU se réunit a nouveau sur la crise en RDC


Le Conseil de sécurité de l’ONU prépare en ce moment une autre réunion sur la RDC qui doit se tenir à son Etat-major basé à New-York, dans le Palais de verre. C’est le secrétaire général de l’ONU, le Portugais Antonio Guterres qui livre cette infirmation hier à la presse à partir de New-York. Il ajoute en argumentant que compte tenu de la situation critique que connaît la RDC et les nombreuses incertitudes qui pointent à l’horizon, il n’est pas question de réduire d’un iota les effectifs des Casques bleus de la MONUSCO. Le moment ne s’y prête pas du tout estime-t-il.  C’est cette position qu’Antonio Guterres va défendre devant le Conseil de sécurité lorsqu’il fera le point sur la situation politique en RDC et l’évolution du processus électoral. Quand on sait que le processus électoral lui-même qui est à l’ordre du jour de réunion du Conseil de sécurité connait une impasse en rapport avec la date du 31 décembre 2017 retenue dans l’Accord de la Saint-Sylvestre comme cette des élections.  On peut rappeler qu’à chacune de ses rencontres comme à la dernière en date, le Conseil de sécurité de l’ONU a toujours réitéré à la CENI sa demande de publier instamment le calendrier électoral conforme aux dates fixées dans l’Accord du Centre-interdiocésain. Il en sera sans nul doute de même à la rencontre projetée la semaine prochaine.  Il ne pourrait en être autrement lorsqu’on sait que lors de la 72ème session ordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU il y a deux semaines à New-York, le même Conseil de sécurité avait convoqué en marge une réunion spéciale sur la RDC présidée par Antonio Guerres, le secrétaire général de l’ONU. Au nom du Conseil de sécurité de l’ONU, une déclaration a été publiée.  On lit dans ses lignes entre autres préoccupations que l’ONU demande pour la énième fois à la CENI de publier immédiatement le calendrier électoral. Celui-ci doit tenir compte des délais prescrits dans l’Accord de la Saint-Sylvestre qui tombent au 31 décembre 2017.  On sait que pour que la CENI respecte cette date pour l’organisation des élections, il eût fallu qu’elle convoque le corps électoral au 1er octobre en cours, donc il y a trois jours. Ce qui n’a pas été fait. Il s’en déduit comme conséquence que les élections n’auront pas lieu au 31 décembre 2017. Les raisons de ce report de fait sont données par la CENI par le biais de Rapporteur Jean-Pierre Kalamba. http://www.forumdesas.org/spip.php?article13323

 

 

·      Le gouvernement se lance dans la bataille contre la corruption

En République démocratique du Congo (RDC), le gouvernement part en guerre contre la corruption et la concussion. Le Premier ministre Bruno Tshibala veut renflouer les caisses de l'Etat et en appelle à une prise de conscience. En République démocratique du Congo (RDC), Bruno Tshibala a lancé une campagne de sensibilisation, ce 3 octobre. Le Premier ministre a appelé les fonctionnaires et tous les autres Congolais à combattre la fraude et la concussion, c'est-à-dire les malversations financières commises par des agents de l'Etat. « Il faut donc combattre sans concession la corruption, la fraude fiscale et douanière, la contrebande ainsi que toutes les pesanteurs qui bloquent les développements durables de notre pays », a-t-il notamment déclaré.

Améliorer les recettes de l'Etat

« Les fonctionnaires de l’Etat doivent donc choisir entre l’augmentation de la prospérité générale du pays, dont ils seront eux aussi bénéficiaires, et la corruption, la fraude fiscale et douanière qui vont détruire durablement le pays et le maintenir dans la pauvreté et les difficultés quotidiennes insolubles », a poursuivi le Premier ministre. Les mesures urgentes annoncées par le gouvernement sont destinées à améliorer les recettes de l'Etat, a tenu à préciser Bruno Tshibala. Les actes répréhensibles sont à sanctionner sévèrement, selon le Premier ministre.  http://www.rfi.fr/afrique/20171004-rdc-gouvernement-bataille-corruption-congo-tshibala-bruno-fonctionnaire

www.rfi.fr
En République démocratique du Congo (RDC), le gouvernement part en guerre contre la corruption et la concussion. Le Premier ministre Bruno Tshibala veut

 

 

·       …La Prison de Luzumu aux corrupteurs ! (Bruno Tshibala)

 

Le Premier ministre invite les agents de l’Etat à choisir entre l’augmentation de leur prospérité collective et la corruption qui condamne tout un pays à demeurer dans la pauvreté. Corrupteurs et corrompus, détourneurs des deniers publics n’ont plus qu’à bien se tenir. Les portes de Luzumu- célèbre prison située au Kongo central - sont ouvertes. Le Premier ministre Bruno Tshibala a annoncé hier dans toutes les langues sa détermination à lutter contre la corruption, la fraude douanière et fiscale. Une croisade qui sous-tend la mise en application de la première de 28 mesures urgentes du Gouvernement, destinées à stabiliser , relancer et diversifier l’économie nationale. Place aux travaux pratiques sur le front des mesures urgentes initiées par le chef de l’Etat. Le Gouvernement a lancé hier une campagne de vulgarisation horizontale et verticale desdites mesures. C’est le Premier ministre en personne qui a donné le go à travers une conférence de presse.  Faisant sien l’adage selon lequel qui trop embrasse, mal étreint, le Gouvernement a placé d’abord son curseur sur la toute première mesure. Celle ayant trait à l’amélioration de la collecte des recettes publiques en vue de renflouer les caisses de l’Etat.  Compte tenu de l’enjeu existentiel de cette croisade, Bruno Tshibala en appelle à toutes les catégories socio-professionnelles, et plus généralement à l’ensemble du peuple congolais pour soutenir cette politique. 
Un appel plus pressant encore à l’endroit des agents de l’Etat. Le succès de ces réformes étant la condition sine qua non de l’amélioration de vie des fonctionnaires. Un dispositif dont la réussite dépend du civisme de tous les agents de l’Etat au sens large de l’expression. Là où jusqu’ici prédominent des vices comme la corruption, la concussion, la fraude fiscale et douanière… D’où, l’annonce, par le Premier ministre, de sa détermination à combattre sans merci toutes ces tares qui empêchent l’Etat d’avoir les moyens de sa politique. Et le chef du Gouvernement de brandir des sanctions sévères et exemplaires à l’endroit de tous ceux qui s’illustrent par la corruption. Ce ne sera pas Makala, mais Luzumu, avertit le Premier ministre. 
http://www.forumdesas.org/spip.php?article13320

 

C’est dans le cadre des 28 mesures urgentes pour la stabilisation et la relance économique de la RDC suite à la chute des cours des matières premières, a précisé le Ministre Délégué près le Premier ministre Tshibangu Kalala.

Pour rappel, les 28 mesures étaient annoncées le 26 janvier 2016 au cours de la 8ème Réunion Extraordinaire du Conseil des Ministres sous la présidence de Joseph Kabila. Après avoir constaté un « net ralentissement de la croissance de la production, une baisse du moral des chefs d’entreprises, une chute marquée des exportations et des réserves internationales du pays ainsi qu’une contraction des réserves budgétaires la disposition de l’Etat », le Gouvernement avait dit avoir pris ces mesures « en vue de parvenir à l’objectif d’accroître les ressources financières, améliorer la qualité de la dépense et mettre en œuvre les réformes structurelles à impact rapide qui ont été retenues comme réponses de l’exécutif à ces perspectives peu favorables ». « Un comité de pilotage composé notamment de membres du gouvernement avaient déjà été monté pour étudier en profondeur la mise en oeuvre de ces 28 mesures: Il faut agir étape par étape » a dit Bruno Tshibala.  https://actualite.cd/2017/10/03/rdc-tshibala-lance-campagne-de-vulgarisation-mesures-urgentes-ameliorer-collecte-recettes/

·      Antonio Guterres plaide pour une Monusco plus efficace

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a remis au Conseil de sécurité sa revue stratégique de la Monusco, la mission des Nations unies en RDC. Il estime que les coupes budgétaires décidées en mars 2017 entravent son mandat et prévient les Etats membres que de nouvelles réductions compromettraient sa capacité à empêcher un effondrement du pays dans un contexte préélectoral extrêmement tendu. Il plaide au contraire pour une reconfiguration en profondeur de la mission pour en faire une force de projection plus rapide, plus agile et plus efficace.

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

En RDC, il faudra faire mieux avec moins prévient Antonio Guterres, le secrétaire général de l'ONU, alors que la Monusco est déjà affectée par une coupe de 8% de son budget et n'aurait pas les moyens de faire face à une détérioration rapide de la situation. Il faut donc se concentrer sur deux objectifs prioritaires : l'application de l'accord du 31 décembre et la protection des civils.

Transformation en profondeur

Pour cela, la Monusco doit se transformer en profondeur, estime Antonio Guterres, qui émet une série de recommandations. Plus question, par exemple, de présence statique sur le terrain. La Monusco doit désormais devenir une force de projection capable d'être déployée sur tous les points chauds du pays. Les bataillons traditionnels doivent être remplacés progressivement par des bataillons de déploiements rapides en fonction de l'urgence sécuritaire.

Les plus performants seront conservés

Les contingents actuellement sur le terrain font d'ailleurs l'objet d'une évaluation. Seuls les plus performants seront conservés. Cette nouvelle configuration, plus agile, repose néanmoins sur l'augmentation des moyens de transport aériens et terrestres. Le Conseil de sécurité doit évoquer l'ensemble de ces mesures le 11 octobre 2017.  http://www.rfi.fr/afrique/20171004-rdc-reforme-monusco-onu-antonio-guterres-conseil-securite

·      Manifestation anti-belgique à Kinshasa

Un groupe a débarqué cet après midi devant l’Ambassade belge au centre-ville de Kinshasa pour réclamer “la dépouille de Lumumba”. 

es dizaines de Congolais, munis d’un cercueil, drapeaux et banderoles à l’effigie de Patrice Emery Lumumba, héros de la lutte pour l’indépendance assassiné le 17 janvier 1961 à l’âge 35 ans, ont manifesté ce mardi devant l’Ambassade belge dans la capitale congolaise. “La dépouille de Lumumba ou rien“, pouvait-on lire sur des affiches brandit devant la représentation belge. Ces manifestants, qui se disent ne pas faire partie d’un mouvement politique, scandaient des cris hostile à l’ancienne puissance coloniale.

La dépouille de Patrice Lumumba, tué avec ses trois compagnons à Élisabethville (Lubumbashi), a été découpée et dissous dans un fût d’acide sulfurique par deux policiers belges. En 2012, la justice belge s’est déclarée compétente pour lancer une enquête sur l’assassinat du tout premier Chef du gouvernement de la RDC depuis son indépendance le 30 juin 1960. Une commission d’enquête belge avait déjà conclu, en 2001, à la « responsabilité morale » de la Belgique dans cet assassinat. Cependant, les héritiers de l’ancien Premier ministre veulent aller plus loin et souhaiteraient que cette enquête puisse permettre de juger ceux qui ont été mêlés à l’opération. Selon l’agence Belga, il pourrait notamment s’agir de Jacques Brassinne, un diplomate qui était, sous la présidence Tshombe, membre du « Bureau conseil », le gouvernement parallèle des Belges à Élisabethville. Étienne Davignon serait également dans le viseur : ancien vice-président de la Commission européenne, père de la compagnie Brussels Airlines, il était à l’époque diplomate. Quant à Charles Huyghé, il était le chef de cabinet du ministre katangais de la Défense. Vu leur jeune âge au moment des faits, tous trois n’étaient sans doute que des seconds couteaux. Le spectre de la mort de Lumumba fait surface à un moment où les relations diplomatiques entre la Belgique et la RDC sont tendues, alors que les autorités de Kinshasa sont allées jusqu’à suspendre la coopération militaire de longue date avec Bruxelles, qui réclamait ouvertement le départ du président Joseph Kabila. http://www.politico.cd/actualite/la-une/2017/10/03/manifestation-anti-belgique-a-kinshasa.html

·      Rutshuru ou Kinshasa? Polémique autour du lieu de l'inhumation du Dr Mashako

 

Rutshuru ou Kinshasa ? Des sources proches de la famille, approchées par « Forum des As », indiquent que la famille de feu Dr Mashako Mamba et celle de la veuve n’émettraient pas sur la même longueur d’ondes au sujet du lieu où doit être enterré l’illustre disparu. Selon ces mêmes sources, la famille souhaiterait que le corps du Dr Mashako soit enterré dans son territoire à Rutshuru, ce à quoi s’opposerait son épouse qui préférerait que l’inhumation se fasse dans la capitale, Kinshasa.  Le camp pro Kinshasa rappelle que de son vivant, le Dr Mashako, a enterré sa mère et son grand-frère dans la capitale et n’avait jamais pensé inhumer ses parents à Rutshuru. Et donc il trouve "inadmissible" que l’on veuille enterrer Dr Mashako dans son fief, sans l’avis de son épouse légitime. Celle-ci aimerait savoir à qui le défunt avait dit sa dernière volonté d’être porté en terre chez lui. On rarappelle également qu’en mai 2010, Mashako a été victime d’une attaque à Rutshuru  Aux dernières nouvelles, la justice pourrait être saisie pour rétablir le conjoint survivant dans ses droits et l’harmonie entre les familles. http://www.mediacongo.net/article-actualite-30986.html

 

 

 

·      2. DROITS DE L’HOMME

 

·      Emotion autour de militants des droits de l'homme toujours en prison

En République démocratique du Congo (RDC), 33 militants arrêtés, samedi dernier, à Goma, pour avoir réclamé la tenue de la présidentielle avant la fin de l’année ont été libérés ce mardi 3 octobre au soir. Elles avaient été détenues pour avoir manifesté dans le chef-lieu du Nord-Kivu. En revanche, à Lubumbashi, cinq militants pro-démocratie arrêtés à la fin juillet sont, eux, encore en prison. Amnesty international vient de lancer une « action urgente » en leur faveur. Une coalition d’une trentaine d’ONG a déjà appelé à leur libération. Son coordonnateur est maître Georges Kapiamba, le président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (Acaj), il est interrogé par RFI.

« Ils sont en prison pour avoir pris part à une manifestation pacifique. »

Maître Georges Kapiamba, président de l'Acaj

Quatre des cinq militants incarcérés à Lubumbashi ont été condamnés pour avoir provoqué des « manquements » aux autorités publiques en participant à une manifestation.  http://www.rfi.fr/afrique/20171004-rdc-militants-droits-homme-lubumbashi-kapiamba

 

 

·      Kinshasa : lancement des travaux pour l’uniformisation des salaires des fonctionnaires

Le ministre de la Fonction publique, Michel Bongongo, a ouvert lundi 2 octobre  à Kinshasa les travaux de la Commission paritaire gouvernement et ban syndical sur l’uniformisation des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat. D’après le ministre de la Fonction publique,  ces travaux vont faire l’évaluation « sans complaisance » du chemin parcouru dans la lutte contre la précarité mais surtout « tracer la trajectoire à suivre pour l’amélioration de la qualité de vie des agents et fonctionnaires de l’État. »  https://www.radiookapi.net/2017/10/03/actualite/en-bref/kinshasa-lancement-des-travaux-pour-luniformisation-des-salaires-des

·      Des terres du Virunga cédées illégalement

Le parc national Virunga, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO dans l’est de la République démocratique du Congo, est victime d’une spoliation de ses terres par des particuliers, s’alarment plusieurs organisent de la Société civile.

Dans un communiqué publié ce mardi 03 octobre, le CREDDHO ( Centre de recherche sur l’environnement, la démocratie et les droits de l’homme ) s’inquiète de la répartition illégale des parcelles dans le parc national Virunga, zone protégée par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN). “Il est intolérable et inconcevable que ce patrimoine mondial soit en proie aux pratiques d’accaparement des terres. Certaines organisations paysannes manipulent les communautés et les distribuent dans les limites de cette zone protégée“, s’indigne le CREDDHO. Le dernier cas, renseigne cette organisation, est celui observé dans les localités de Butuka Kitaghu / Bulongo, Kyavikere / Nzelube, Kinyatsi, Hululu et Kilya, où certains membres de la communauté locale, inconscients de la législation, ont été piégés par des hommes les encourageant avec de fausses promesses de fermer au sein de la limites de l’aire protégée parc national de Virunga; “cette pratique illégale a également été dénoncée par l’ICCN dans sa déclaration récente sur la vente de terrains dans le parc“, affirme le communiqué écrit en anglais. “Ces soi-disant organisations ont déjà distribué des cartes membres à environ 50 bénéficiaires potentiels de terrains retirés de Virunga NP dans les localités de Kinyatsi, Hululu et Kilya“, fait-on savoir.  Par ailleurs, dans d’autres domaines, en particulier à Muramba, Museya et Mayangose près de Mangolikene, la distribution des terres semble être facilitée par certains chefs et dignitaires locaux, en complicité avec les groupes armés. “Il convient de noter que cette situation est un goulet d’étranglement non seulement pour l’investissement, la conservation de la nature mais aussi pour les projets de développement initiés dans ce domaine par l’ICCN et ses partenaires. Cela augmente l’insécurité avec la présence de milices Mai-Mai qui se prennent en tant que «seigneurs de la guerre». Ils tuent les gardes forestiers, menacent les défenseurs environnementaux et profitent de l’exploitation illicite des ressources naturelles et de la vente illégale de terres dans et autour du parc national Virunga”, dénonce le  CREDDHO.  http://www.politico.cd/actualite/2017/10/03/des-terres-du-virunga-cedees-illegalement.html

 

 

·      3. SECURITE

 

·      Tanganyika: des passagers d’un train bloqués à Kongolo suite à l’insécurité

Des passagers d’un train de la Société national de chemins de fer du Congo (SNCC) sont bloqués depuis quatre jours à Kongolo, dans la province du Tanganyika. Ils se rendaient à Kindu dans le Maniema, en provenance de la ville de Kalemie. Ces personnes indiquent, mardi 3 octobre à Radio Okapi, que les miliciens Maï-Maï Malaika, créent l’insécurité sur le tronçon ferroviaire Kongolo-Samba-Kibombo vers Kindu

Ces passagers passent leur nuit dans des wagons et manquent de nourriture. Certains vendent déjà leurs propres habits, témoigne un des voyageurs. «Nous ne  savons pas payer de billets d’avion pour atteindre rapidement Kindu. L’Etat ne s’occupe pas de nous. Et nous ne savons à quel saint nous vouer pour que les Maï-Maï libèrent la voie», se plaint la même source. Les passagers bloqués à Kongolo redoutent des épidémies de choléra qui sévissent dans  la zone par manque d’eau potable. Kongolo est une zone touchée par la maladie depuis quelques jours.https://www.radiookapi.net/2017/10/04/actualite/en-bref/tanganyika-des-passagers-dun-train-bloques-kongolo-suite-linsecurite

 

·      Masisi : 20 000 ménages fuient les affrontements entre miliciens à Iyana

 

Les combats qui opposent depuis deux mois les deux factions de la milice Maï-Maï du Nduma Defense of Congo (NDC) - le NDC/Rénové de Guidon et le NDC/Tcheka - ont déjà provoqué le déplacement d’environ 20 000 ménages de cinq villages du groupement Iyana à Masisi. D’après des sources coutumières, la plupart de ces déplacés ont trouvé refuge à Mutongo, le chef-lieu du groupement Iyana. Ils vivent dans des conditions difficiles et ne bénéficient d’aucune assistance. Le chef du groupement Iyana, Mwami Séraphin Ngulu réclame le renforcement des effectifs militaires pour  face à la multitude des groupes armés qui écument cette partie de Masisi. https://www.radiookapi.net/2017/10/03/actualite/en-bref/masisi-20-000-menages-fuient-les-affrontements-entre-miliciens-iyana