Sept sénateurs américains interpellent Trump pour mettre fin à la crise en RDC

Sept sénateurs américains ont interpelé, mardi 3 octobre dans une lettre, leur président de la République pour lui demander de « tout faire pour mettre fin aux inquiétantes crises politiques, sécuritaires et humanitaires en RDC”. Estimant que le président Joseph Kabila ne veut pas quitter le pouvoir, ces sénateurs parmi lesquels Cory Booker, Benjamin Cardin, Richard Durbin, Christopher Coons, Elizabeth Warren, Edward Markey et Sherrod Brown invitent le président Donald Trump à ne pas hésiter de recourir aux sanctions pour notamment faire avancer le processus d'alternance en RDC.  https://www.radiookapi.net/2017/10/04/actualite/en-bref/sept-senateurs-americains-interpellent-trump-pour-mettre-fin-la-crise

L’entourage de Kabila « surpris »par la demande de nouvelles sanctions américaines

Dans une correspondance adressée mardi à Donald Trump, sept sénateurs américains exhortent le président de leur pays à s’impliquer davantage dans la recherche d’une solution à la crise en RDC. L’une des pistes avancées : de nouvelles sanctions contre le régime de Joseph Kabila. Kinshasa se dit « surpris ». Ils sont tous démocrates et se disent préoccupés par la situation politique et sécuritaire en RDC. Autour de Cory Booker, élu du New Jersey et représentant principal de son parti au sein du sous-comité sur l’Afrique du Sénat américain, six autres sénateurs des États-Unis ont adressé, ce mardi 3 octobre, une lettre au président Donald Trump. Dans cette correspondance, les sénateurs Cory Booker, Ben Cardin (Maryland), Dick Durbin (Illinois), Chris Coons (Delaware), Sherrod Brown (Ohio), Elizabeth Warren et Edward Markey (Massachusetts) rappellent au chef de l’État américain les raisons, selon eux, de l’aggravation de la crise actuelle en RDC : le non-respect par le président Joseph Kabila de la lettre et de l’esprit de l’accord de la Saint-Sylvestre. Un compromis politique signé in extremis le 31 décembre 2016 entre le camp présidentiel et l’opposition politique.

Il était alors question d’organiser les élections d’ici la fin de l’année et de cogérer la période préélectorale. Seulement, lors de l’application de l’accord, Joseph Kabila, dont le second mandat constitutionnel est arrivé à terme le 19 décembre dernier, a choisi de nommer les dissidents du Rassemblement de l’opposition à la fois à la tête du gouvernement et du Conseil national de suivi de l’accord (CNSA). Un geste considéré comme une provocation, qui s’est attiré des critiques des évêques catholiques, médiateurs de ces derniers pourparlers, mais aussi des partenaires internationaux qui continent d’appeler à l’application « intégrale » de l’accord trouvé. Pis, la possibilité d’organiser les scrutins d’ici décembre ne tiendrait plus qu’à un miracle.

« Si Kabila ne respecte pas l’accord, les États-Unis devraient recourir aux sanctions »

Kabila de nouveau pointé du doigt

Pour les sénateurs américains auteurs de la lettre adressée à Trump, le responsable de cette situation est bien connu : Joseph Kabila. Ils accusent le chef de l’État congolais de n’avoir pas voulu appliquer « de bonne foi » l’accord de la Saint-Sylvestre. Ces élus américains dressent également un tableau sombre de la situation sécuritaire en RDC : graves violations des droits de l’homme dans le Kasaï, imputables notamment aux forces gouvernementales et à des milices pro-gouvernementales, troubles dans le Tanganyika où l’on compte « 500 000 déplacés supplémentaires », recrudescence des violences dans le Kivu, répression des manifestants pacifiques à Kinshasa et dans les autres villes du pays(…)

http://www.jeuneafrique.com/480377/politique/rdc-lentourage-de-kabila-surpris-par-la-demande-de-nouvelles-sanctions-americaines-contre-le-regime/

 

Qui est Cory Booker, le “puissant” sénateur américain qui veut des sanctions contre Kabila

Ancien maire de Newark, dans la banlieue de New York, star des médias et des réseaux sociaux, élu sénateur du New Jersey en 2013, cette figure montante du parti démocrate est souvent présenté comme un potentiel successeur l’ancien président des États-Unis, Barack Obama. Il dirige à présent un groupe de sénateurs qui ont envoyé une lettre au président Donald Trump pour réclamer des nouvelles sanctions contre le président Joseph Kabila.

Le sourire est franc, le regard pétillant. Cory Booker, que l’on présente comme un “puissant” sénateur, a endossé, avec six autres élus démocrates, la cause de la République démocratique du Congo. Étoile montante du parti démocrate, premier sénateur noir du New Jersey et le neuvième Afro-Américain à intégrer la chambre haute du Parlement américain, Booker et son groupe appellent le président américain à s’attaquer aux crises politiques et humanitaires en République démocratique du Congo ( RDC).

Dans une lettre adressée au président Donald Trump,  redigée par Booker et signée par les sénateurs Benjamin Cardin, Richard Durbin, Christopher Coons, Elizabeth Warren, Edward Markey, et Sherrod Brown, les Sénateurs ont demandé au président américain d’utiliser “tous les outils dont il dispose – y compris la promulgation de sanctions plus sévères… – pour mettre fin à une situation désastreuse” en RDC.

Les sénateurs ont ajouté: «si le gouvernement [de la RDC] continue de refuser de mettre en œuvre l’esprit et la lettre du [accord du 31 décembre entre la majorité présidentielle et une coalition de partis d’opposition politique], les États-Unis devraient utiliser les moyens à notre disposition, y compris les désignations de sanctions en vertu de l’ordonnance exécutive 13671 sur la RDC, les règlements anti-blanchiment et les outils supplémentaires disponibles en vertu de la Loi mondiale Magnitsky-pour affecter les incitations des personnes qui ont une forte influence sur le président Kabila pour les inciter à changer de cap.”http://www.politico.cd/actualite/2017/10/04/cory-booker-puissant-senateur-americain-veut-sanctions-contre-kabila.html