Brèves Matinales

 

Ce document est un condensé de la presse nationale et internationale, il ne reflète en aucun cas le point de vue du Centre Carter. La sélection d’articles présentée n’a pas vocation à être exhaustive.

 

SOMMAIRE

 

Brèves Matinales de ce Vendredi 2 novembre 2018

  • Mgr Fridolin Ambongo succède à Laurent Monsengwo à l’archidiocèse de Kinshasa
  • Joseph Kabila préside une réunion sur l’évaluation du processus électoral
  • Machine à voter: Le candidat Shekomba juge non convaincantes les explications de la CENI après 7 heures d’échange
  • Le FCC rejette le sondage réalisé par BERCI et GEC
  • L’ODC plaide pour la réouverture de la Maison Schengen
  • Expulsion de Congolais de l'Angola: la Cenco tire la sonnette d'alarme
  • Lualaba : 2745 expulsés d’Angola sont sans assistance à Kapanga
  • Francine Muyumba plaide pour l’implication de la jeunesse dans la lutte contre la corruption
  • 54 journalistes ont été arrêtés en RDC en 2018
  • Processus électoral: les groupes armés inquiètent les notables du Sud-Lubero

 

1.      SITUATION POLITIQUE

 

·         Mgr Fridolin Ambongo succède à Laurent Monsengwo à l’archidiocèse de Kinshasa

Mgr Fridolin Ambongo, évêque coadjuteur de l’archidiocèse de Kinshasa a été élevé ce jeudi 1er novembre aux fonctions d’archevêque de Kinshasa. Il succède ainsi au cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Un communiqué du Vatican rendu public ce jeudi indique que le Pape François a accepté la démission de Laurent Cardinal Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa. 
 
Le Pape François a nommé le 6 février Monseigneur Fridolin Ambongo Besungu, archevêque coadjuteur de l’Archidiocèse de Kinshasa. L’archevêque promu est actuellement vice-président de la Conférence épiscopale nationale du Congo, (CENCO). Depuis sa nomination comme évêque coadjuteur, il aidait le Cardinal Monsengwo, archevêque métropolitain, dans sa mission pastorale à Kinshasa. Mgr Ambongo, nouvel archevêque de Kinshasa va travailler avec un évêque auxiliaire de Kinshasa en l’occurrence Mgr Edouard Kisonga.

 https://www.radiookapi.net/2018/11/01/actualite/societe/mgr-fridolin-ambongo-succede-laurent-monsengwo-larchidiocese-de

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·         Election en RDC : Joseph Kabila préside une réunion sur l’évaluation du processus électoral

Le Président Joseph Kabila a présidé mercredi 31 octobre, à la cité de l’Union africaine, une réunion d’évaluation du processus électoral en RDC. Certains ministres de l’exécutif central, le président de la Commission électorale nationale indépendante, la cheffe de la MONUSCO et certaines organisations impliquées dans l’organisation des élections prévues au 23 décembre ont pris part à cette réunion.  

Pour Mme Leïla Zerrougui, représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU en RDC, cette réunion a été « un échange très positif ».  
« Nous sommes des partenaires, nous travaillons et nous devons absolument nous concerter et échanger », a indiqué Mme Zerrougui.   Le président de la CENI qui assure que les élections auront lieu effectivement le 23 décembre, a noté que les défis qui restent à relever sont sécuritaire, politique, financier et logistique. 
https://www.radiookapi.net/2018/11/01/actualite/politique/election-en-rdc-joseph-kabila-preside-une-reunion-sur-levaluation-du

·         Machine à voter: Le candidat Shekomba juge non convaincantes les explications de la CENI après 7 heures d’échange

Alain-Daniel Shekomba, candidat à la présidentielle, n’est toujours pas convaincu de la pertinence de l’usage de la machine à voter pour les élections du 23 décembre. Après 7 heures d’échange entre ses experts et ceux de la CENI, il maintient sa position.

« Nous avons vu que la CENI a miniaturisé le bulletin de vote. Nous avons trois bulletins de vote : pour la présidentielle, la députation nationale et la députation provinciale. La Ceni a déjà classifié selon les circonscriptions. Chacun connait le numéro de son candidat. Pourquoi ne pas utiliser ces numéros et l'écrire manuellement sur le bulletin de vote comme ça nous avons et le vote et le dépouillement manuel. On n’a pas besoin d'utiliser la machine à voter », a dit Shekomba

Candidat indépendant, il ajoute qu’il n’a pas eu accès aux données importantes sur la machine à voter.

« Il y a deux sortes de capot.  Il y a le capot physique qu'on appelle hardware. Nous avons ouvert et les gens ont vu.  Il n'y a rien dedans, c'est un moniteur. Il y a aussi le capot logiciel qui n'a pas été ouvert. Nous n'avons pas eu le code source de l'application. Nous n'avons pas eu la topologie ou l'architecture du réseau, et nous n'avons pas eu la base des données des électeurs sans empreintes, ni le cahier de charge », a martelé Alain Daniel Shekomba

Proposition

« Nous proposons que la machine à voter reste juste une machine pour regarder et confirmer que le numéro, la photo et le nom concordent avec chaque candidat. Et sur le bulletin prévu pour le vote, l'électeur va écrire manuellement le numéro des candidats pour qui il veut voter et mettre dans l'urne et comme ça nous n'allons pas utiliser la machine à voter pour imprimer les votes et tous les votes deviendront manuels », a t-il préposé. https://actualite.cd/2018/11/02/machine-voter-le-candidat-shekomba-juge-non-convaincantes-les-explications-de-la-ceni

Alain-Daniel Shekomba, candidat à la présidentielle, n’est toujours pas convaincu de la pertinence de l’usage de la machine à voter pour les élections du 23 décembre.

·         L’ODC plaide pour la réouverture de la Maison Schengen

L’Organisation de Défense des Consommateurs (ODC) plaide pour la réouverture de la Maison Schengen. Pour Me Derick Tshibangu, Président de l’ODC, la fermeture de la Maison Schengen constitue un frein au développement de la République Démocratique du Congo.

« La fermeture de la maison de Schengen à Kinshasa prive à des milliers congolais le droit à la demande des visas pour voyager vers les pays de l’espace Schengen. Il faudra aussi relever que cette malheureuse situation a un impact très négatif sur les soins médicaux, la recherche scientifique, et constitue un frein au développement de la RDC », a-t-il fait savoir au cours d’une conférence de presse organisée, ce mercredi, à Kinshasa.

La Maison Schengen qui traite les demandes des visas pour le compte de 17 pays européens, a été fermée depuis le mois de janvier dernier sur ordre des autorités de Kinshasa dans le cadre des mesures réciprocités prises à l’encontre de la Belgique qui avait décidé d’allouer l’aide financière de 25 millions d’euros destinée au Gouvernement aux ONG humanitaires. https://cas-info.ca/2018/11/lodc-plaide-pour-la-reouverture-de-la-maison-schengen/

Par P. Ndongo L’Organisation de Défense des Consommateurs (ODC) plaide pour la réouverture de la Maison Schengen. Pour Me Derick Tshibangu, Président de l’ODC, la fermeture de la Maison Schengen constitue un frein au développement de la Républ ...

·         Le FCC rejette le sondage réalisé par BERCI et GEC

Le Front Commun pour le Congo (FCC) rejette le sondage d’opinion publique réalisé par le Centre d’Etudes, de Recherche, et de Consulting International (BERCI) et le Groupe d’Etudes sur le Congo (GEC) de l’Université de New York.

Pour Adolphe Lumanu, cadre de cette plateforme électorale dont le Président Kabila est autorité morale, joint par RFI, ce sondage est biaisé et est réalisé par des individus qui sont contre le pouvoir de Kinshasa. Le sondage réalisé par BERCI et GEC donne Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle du 23 décembre prochain avec 36%. Vital Kamerhe, Président de l’UNC et Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du FCC, sont respectivement deuxième et troisième avec 17% et 16%. https://cas-info.ca/2018/11/le-fcc-rejette-le-sondage-realise-par-berci-et-gec/

Par P. Ndongo Le Front Commun pour le Congo (FCC) rejette le sondage d’opinion publique réalisé par le Centre d’Etudes, de Recherche, et de Consulting International (BERCI) et le Groupe d’Etudes sur le Congo (GEC) de l’Université de New York. ...

 

2.      DROITS DE L’HOMME

 

·         Francine Muyumba plaide pour l’implication de la jeunesse dans la lutte contre la corruption

Francine Muyumba, présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse, a plaidé dans un message lancé ce jeudi 1er novembre à l’occasion de la journée africaine de la jeunesse, pour l’implication des jeunes dans la lutte contre la corruption. A cette occasion, elle a appelé les dirigeants africains à servir d’exemple de la tolérance zéro face à la corruption qui empêche le développement du continent.  
 
« La jeunesse africaine est l’espoir du continent et peut jouer un rôle-clé dans la lutte contre la corruption. Lorsque la corruption se produit, elle affecte de nombreux aspects de la vie quotidienne des personnes. Les initiatives de lutte contre la corruption sont à encourager. Quand les jeunes tolèrent la corruption, l'avenir du continent est affaibli car la corruption détruit la confiance dans les institutions de tout un continent. Aujourd’hui, au nom de la Jeunesse africaine, nous appelons également nos dirigeants à servir d'exemple de la tolérance zéro face à la corruption pour encourager les jeunes à s'opposer à cette pratique », a recommandé Francine Muyumba. https://www.radiookapi.net/2018/11/01/actualite/politique/francine-muyumba-plaide-pour-limplication-de-la-jeunesse-dans-la

Francine Muyumba, présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse, a plaidé dans un message lancé ce jeudi 1er novembre à l’occasion de la journée africaine de la jeunesse, pour l’implication des jeunes dans la lutte contre la corruption.

·         Expulsion de Congolais de l'Angola: la Cenco tire la sonnette d'alarme

Les chiffres sont alarmants : le HCR parle de 300 000 personnes, l'Eglise congolaise, reprenant des chiffres de Caritas internationalis, parle de 500 000 Congolais refoulés d'Angola vers le Kasaï dans le sud de la RDC, déjà très fragilisée par la guerre de 2016.

L’Angola a expulsé presque deux fois plus de Congolais qu’annoncé. Selon un décompte de l'ONG catholique internationale Caritas, plus d’un demi-million de Congolais ont été renvoyés en RDC. Les Nations unies parlaient plutôt jusqu’à maintenant de 330 000 personnes. La Conférence épiscopale nationale du Congo s’inquiète de leur sort.

Dans un communiqué, la Cenco déplore que la plupart d’entre elles « errent » dans des villages frontaliers où elles dorment parfois dehors. Selon l’Abbé Donatien Nsholé, secrétaire général de la Cenco, les expulsions pourraient même menacer la paix entre la RDC et l’Angola.

« Il y a les Congolais dans les réseaux sociaux qui commencent à s’en prendre aux Angolais. Il y en a qui commencent à injurier dans les deux sens. On est témoins de ces choses-là. Ça, ce n’est pas de bon augure », craint-il.

Il est serait donc à craindre que des Angolais vivant en RDC fassent l’objet de représailles. « Nous ne souhaitons pas qu’on y arrive, reprend le religieux. C’est pour cela que nous exhortons le gouvernement à parler pour ne pas inciter à cela et un dialogue en amont peut faciliter les choses. Nous demandons à nos fidèles catholiques, aux hommes de bonne volonté et à la communauté internationale d’être très attentifs à cette situation. Ce n’est pas normal de laisser une telle masse de gens vivre dans ces conditions. »http://www.rfi.fr/afrique/20181101-expulsion-congolais-rdc-angola-cenco-tire-sonnette-alarme

Les chiffres sont alarmants : le HCR parle de 300 000 personnes, l'Eglise congolaise, reprenant des chiffres de Caritas internationalis, parle de 500 000 Congolais refoulés d'Angola vers le ...

·         Lualaba : 2745 expulsés d’Angola sont sans assistance à Kapanga

Deux mille sept cents quarante-cinq Congolais refoulés d’Angola soit près de 900 familles sont enregistrés dans le territoire de Kapanga dans la province du Lualaba et sont sans assistance. Ce chiffre livré par les ONG locales est confirmé par le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU. 

Depuis environ deux semaines, différents villages du territoire de Kapanga dans la province du Lualaba hébergent ces Congolais refoulés de l’Angola.  Ces refoulés vivent dans des conditions déplorables, affirme Muland Kamand, secrétaire de l’ONG Sadri. Il précise qu’aucune structure n’est arrivée sur place pour leur prise en charge.  

Le village de Musumba est celui qui accueille la majorité des refoulés. Certains refoulés sont dans des familles d’accueil, d’autres passent la nuit dans des salles de classe et dans des églises.   Du côté du gouvernement provincial du Lualaba, la ministre des Affaires sociales indique que des démarches sont entreprises pour apporter assistance à ces Congolais. Il sera donc question de rendre disponible des moyens pour leur permettre de regagner leurs familles.  https://www.radiookapi.net/2018/11/01/actualite/societe/lualaba-2745-expulses-dangola-sont-sans-assistance-kapanga

Deux milles sept cents quarante-cinq Congolais refoulés d’Angola soit près de 900 familles sont enregistrés dans le territoire de Kapanga dans la province du Lualaba et sont sans assistance.

·         54 journalistes ont été arrêtés en RDC en 2018

A l’occasion de la célébration, vendredi 2 novembre 2018, de la « Journée Internationale de lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes », Journaliste en danger (JED) a rendu public son Rapport annuel 2018 sur l’état de la liberté de la presse et d’expression en République Démocratique du Congo intitulé  « Journalistes et Médias sous pression : Les élections de tous les dangers ».

Pour JED, la célébration de la Journée de lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes donne l’occasion de rappeler qu’en RD Congo, des centaines des journalistes et professionnels des médias risquent chaque jour la mort ou la prison à cause de leur métier d’informer.

Au cours de cette année 2018, le climat de travail des journalistes ne s’est guerre amélioré et aucune mesure, ni politique ni législative, n’a été prise par les autorités du pays en faveur de la liberté de l’information. Le nombre des journalistes et des médias attaqués reste toujours élevé.

Depuis le début de cette année, JED a répertorié 121 divers cas de violations des  droits d’informer et d’être informé en 2018, le même nombre de cas recensés en 2017, qui se répartissent de la manière suivante :

  • 54 journalistes ont été arrêtés pour diverses raisons professionnelles. Si les uns ont été privés de leur liberté pendant moins de 48 heures, d’autres, au contraire, ont été gardés dans les installations des divers services pendant de longues périodes.
  • 37 cas de censure ou des pressions diverses ont été exercées sur les médias par des autorités politiques ou des services de sécurité.

30 journalistes ont reçu des menaces directes ou indirectes, ou ont été agressés dans l’exercice de leur profession. Il s’agit plus particulièrement des journalistes qui couvraient des manifestations publiques organisées par l’opposition, les mouvements pro démocratie, etc. https://actualite.cd/2018/11/02/54-journalistes-ont-ete-arretes-en-rdc-en-2018

 

 

 

3.      SÉCURITÉ

 

·         Processus électoral: les groupes armés inquiètent les notables du Sud-Lubero

Les notables du Sud-Ouest du territoire de Lubero se disent inquiets de la présence des groupes armés qui peuvent perturber le bon déroulement du processus électoral.  L’un d’eux, Ezekiel Kanedou, a exprimé cette inquiétude, alors que la population se prépare à aller aux élections en décembre prochain. 

« Bientôt le déclenchement de la campagne électorale. Les groupes armés continuent à menacer la paix et la sécurité de certains candidats de suite de leur obédience politique », a-t-il fait savoir, avant de formuler une demande formelle au gouvernement pour assurer la sécurité de tout le monde : « Nous demandons au gouvernement congolais ainsi qu’à ses partenaires de traquer sans pitié tous les groupes armés et ensuite de restaurer l’autorité de l’état dans toutes ses zones occupées par des groupes armés.

Les notables de Lubero craignent les élections soient bâclées dans cette zone avec la présence persistante des groupes armés dans cette partie du territoire national.

Des groupes armés locaux continuent à occuper plusieurs villages des groupements Tama et Itala au Sud de Lubero.  La majorité de habitants de Mbwavinywa, Pita Kongo, Kanyatshi, Bunyatenge ont trouvé refuge à Kasiki, Luofu, kayina, Kirumba et Kanyabayonga jusqu’à ce jour.  

https://www.radiookapi.net/2018/11/01/actualite/securite/processus-electoral-les-groupes-armes-inquietent-les-notables-du-sud