Brèves Matinales

 

Ce document est un condensé de la presse nationale et internationale, il ne reflète en aucun cas le point de vue du Centre Carter. La sélection d’articles présentée n’a pas vocation à être exhaustive.

 

SOMMAIRE

 

Brèves Matinales de ce Lundi 05 novembre 2018

  • FCC- Polémique après la publication de l'équipe de campagne d'Emmanuel Shadary
  • La réponse d'Ibenge au sujet de l'équipe de Shadary: "Je ne peux m'occuper que de V.Club et de l'équipe nationale"
  • FCC-Polémique : Bitakwira en colère contre les "radicaux de la MP"
  • Lever ou non les sanctions, une équation délicate pour l'Union européenne
  • Belgique: la restitution du patrimoine africain en débat...
  • Santé – Ebola : Jean-Pierre Lacroix et le directeur général de l’OMS attendus à Kinshasa
  • Le difficile combat contre une épidémie de choléra qui progresse
  • Beni: le chef du bureau de la MONUSCO dans le Grand Nord échange avec la LUCHA sur la situation sécuritaire
  • JED appelle à des réformes urgentes dans le secteur des médias en RDC
  • La fondation MAPON accorde des bourses d’excellence aux meilleurs étudiants de l’UNIM
  • Ituri: la société civile accuse l’armée d’avoir accompagné l’attaque de Muganga par sa passivité
  • Arrestation de l’épouse de l’ancien rebelle Yakutumba : les ONG des droits de l’homme de Bukavu saisissent l’ONU
  • Ituri : 11 personnes tuées dans les affrontements entre les FARDC et un groupe d’hommes armés à Muganga

 

 

1.      SITUATION POLITIQUE

 

  • FCC- Polémique après la publication de l'équipe de campagne d'Emmanuel Shadary

En RDC, certaines personnalités figurant dans l'équipe de campagne du candidat de la majorité Emmanuel Ramazani Shadary, annoncée samedi, affirment ne pas avoir été consultées au préalables.

Samedi, le Front commun pour le Congo (FCC) a dévoilé une liste de plus de 500 personnes qui devaient faire partie de l'équipe de campagne d'Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin du chef de l'Etat. Mais plusieurs de ces personnalités disent ne pas avoir été contactées au préalable. C’est notamment le cas de Florent Ibenge, l’entraîneur de l’équipe nationale de football et de l’As Vita Club, de Chantal Kanyimbo, rapporteur du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, ainsi que de Kasonga Tshilunde, le président de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC).

Le patron de l'UNPC dit être tombé des nues en apprenant que son nom figurait sur la liste de l'équipe de campagne d'Emmanuel Ramazani Shadary. « Comme un cheveu sur la soupe, je me retrouve dans une activité dont je n’ai pas été informé, affirme Kasonga Tshilunde. Je pense que ce n’était pas du tout correct. J’ai des appels, j’ai des insultes. J’occupe des charges au niveau de la presse congolaise et je suis le symbole de cette presse congolaise, donc je ne peux pas avoir d’autres charges en même temps. »http://www.rfi.fr/afrique/20181105-rdc-polemique-publication-equipe-campagne-emmanuel-shadary

·         La réponse d'Ibenge au sujet de l'équipe de Shadary: "Je ne peux m'occuper que de V.Club et de l'équipe nationale"

Le sélectionneur de l'équipe nationale de la République Démocratique du Congo (RDC), Jean-Florent Ibenge, a décliné sa désignation comme membre de l'équipe de campagne du candidat du FCC Ramazani Shadary.

"Je suis quand même un peu occupé pour l'instant. J'ai l'A.S V.Club qui joue la finale de la Coupe de la Confédération. J'ai l'équipe nationale qui cherche la qualification pour le Cameroun. Ça fait beaucoup de choses sur lesquelles je dois me concentrer. J'ai, manifestement, pas le temps de m'occuper d'autres choses", a-t-il déclaré ce dimanche 4 novembre en conférence de presse d'après-match face Mazembe où son équipe, V.Club, s'est inclinée (2-3).

Il affirme avoir été contacté par plusieurs partis politiques sans les citer pour les élections à venir.

"Je suis très flatté qu'on puisse penser à moi. J'ai été reçu par beaucoup de partis politiques qui m'ont proposé de m'engager dans la bataille électorale qui va arriver, je suis très enchanté par rapport à ça. Je remercie ces gens de penser que je suis capable de faire quelque chose pour le football congolais...." a-t-il précisé. Le nom de Florent Ibenge a été retenu le samedi 3 novembre dernier, dans la liste comme membre de la cellule chargée des sports dans l'équipe de campagne de Ramazani Shadary.https://actualite.cd/2018/11/04/la-reponse-dibenge-au-sujet-de-lequipe-de-shadary-je-ne-peux-moccuper-que-de-vclub-et-de

·         Equipe de campagne du candidat Shadary: Bitakwira en colère contre les "radicaux de la MP"

Non retenu dans l'équipe de campagne de Ramazani Shadary, Justin Bitakwira n'est pas allé par le dos de la cuillère pour fustiger le comportement de certains sociétaires de la Majorité présidentielle (MP) qui refusent de se muer en Front commun pour le Congo (FCC).

Au cours d'une sortie médiatique, le dimanche 4 novembre sur Top Congo FM, une radio émettant depuis Kinshasa, Justin Bitakwira a appelé les membres de de la Majorité présidentielle de suivre le mot d'ordre de Joseph Kabila, autorité morale du FCC.

"Joseph Kabila avait déjà constaté, il y a 7 ans, que la Majorité présidentielle, elle-même, ne se suffisait plus. C'est ainsi qu'il s'est projeté dans l'avenir en créant le FCC. Mais, j'ai comme l'impression qu'il y a certains amis qui ne veulent pas se muer de la Majorité au Front commun pour le Congo. Et je le mets en garde », a fustigé Justin Bitakwira. Il met ainsi en garde « ceux qui iront à l'encontre de la vision du président de la République ».

« J'interpelle notre candidat sur le fait que le Chef de l'État nous a donné les assurances et les observations qu'en fusionnant la MP au FCC, ce pays ira de l'avant même pendant 50 ans, 80 ans ou 100 ans », a ajouté le ministre de Développement rural.

Et de prévenir: « si on nous fait reculer d'une année en arrière ou des 6 mois pour que la MP se fasse montrer, nous allons échouer ».https://www.mediacongo.net/article-actualite-44159_equipe_de_campagne_du_candidat_shadary_bitakwira_en_colere_contre_les_radicaux_de_la_mp.html

 

·         Lever ou non les sanctions, une équation délicate pour l'Union européenne

L'UE a jusqu'au 10 décembre pour décider de renouveler ou non les sanctions prises en décembre 2016 contre des responsables congolais, sous le coup d'une interdiction de voyager et d'un gel de leurs avoirs en Europe. Des personnalités parmi lesquelles figure Emmanuel Ramazani Shadary, candidat choisi par le président Kabila pour la présidentielle de décembre.

 Ce dossier épineux fait l'objet d'intenses discussions au sein de l'UE et préoccupe Kinshasa. Au cours d’une conférence de presse, le comité stratégique du Front commun pour le Congo a lancé un message de conciliation en direction de la communauté internationale. Le coordonnateur de ce comité, également directeur de cabinet du président de la République, Néhémie Mwilanya, n’y est pas allé par quatre chemins.

« Ni la communauté internationale, ni les Congolais, aucune des parties n’a intérêt à ce que ce pays soit déstabilisé. Nous avons tous intérêt à conjuguer nos efforts pour donner une chance à la paix, à la stabilité, en commençant par la stabilité politique. »

A une question relative aux sanctions qui frappent plusieurs dirigeants congolais, parmi lesquels le candidat FCC Emmanuel Ramazani Shadary, le ministre des Réformes institutionnelles Azarias Ruberwa a répondu : « Notre candidat n’est pas poursuivi par la CPI, notre candidat ne porte pas sur lui une condamnation judiciaire. C’est une simple sanction sous forme de menace politique. »

A l'approche du scrutin

Pour les animateurs du FCC, l’Union européenne lèvera ces sanctions dès lors qu’elle sera assurée de l’organisation des élections le 23 décembre prochain. Mais pour l’UE, l'équation est délicate. Car il s’agit soit de prendre le risque de maintenir sous sanctions l'éventuel successeur de Joseph Kabila et d'entériner durablement la crise entre Kinshasa et Bruxelles en cas d'élection d'Emmanuel Ramazani Shadary, soit de calmer le jeu en levant les sanctions, mais de se priver d'un moyen de pression à 15 jours de la date prévue pour la présidentielle, scrutin aussi attendu qu'incertain. http://www.rfi.fr/afrique/20181103-question-sanctions-responsables-rdc-ue-presidentielle-shadary

 

·         Ebola : Jean-Pierre Lacroix et le directeur général de l’OMS attendus à Kinshasa

Le Secrétaire général adjoint de l’ONU en charge des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix et le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus effectuent à partir de ce lundi 5 novembre une visite conjointe de près d’une semaine en République démocratique du Congo. L'information a été confirmée ce dimanche 4 novembre à Radio Okapi par Florence Marshal, la porte-parole de la MONUSCO.

« C’est une visite conjointe OMS-Maintien de la paix, centrée sur le besoin de répondre le plus rapidement possible à la nouvelle flambée d’Ebola dans l’Est du pays et d’endiguer l’épidémie pour que les populations puissent reprendre le plus rapidement possible une vie normale. Ils rencontreront ici à Kinshasa les autorités nationales, ensuite ils se rendront dans la province du Nord-Kivu, ils rencontreront également les autorités locales et provinciales ainsi que les équipes qui sont chargées de la prise en charge sanitaire des patients atteints d’Ebola. Ils vont aussi rencontrer le leadership des Nations unies en RDC et évidemment la communauté humanitaire qui est mobilisée depuis plusieurs mois maintenant afin d’endiguer cette épidémie », a détaillé Florence Marshal.

L’agenda de cette mission va tourner autour de l’épidémie à virus Ebola, a précisé la porte-parole de la mission onusienne. https://www.radiookapi.net/2018/11/04/actualite/sante/ebola-en-rdc-jean-pierre-lacroix-et-le-directeur-general-de-loms-attendus

 

·         Lucha - Monusco : Le chef du bureau de la MONUSCO dans le Grand Nord échange avec la LUCHA sur la situation sécuritaire

Le chef du bureau de la MONUSCO dans le Grand Nord a rendu compte samedi 3 novembre de son échange jeudi 1er novembre avec les militants du mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) sur la situation sécuritaire dans la région de Beni.  

Au cours de ces échanges, Karna Soro a rassuré ses interlocuteurs sur l’engagement des Forces de la MONUSCO à lutter aux côtés des FARDC pour la neutralisation des groupes armés qui sévissent dans la zone.  

« Les forces de la MONUSCO, à la demande de la représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU et de son adjoint chargé des opérations, sont investies nuits et jours, aux côtes des FARDC pour contenir ces criminels qui sévissent encore ici en ce moment depuis quelques temps et qui continuent de semer la désolation dans les populations civiles », a indiqué Karna Soro. 

Selon lui, l’activisme des groupes armés perturbe la traque menée par les FARDC et les forces de la MONUSCO.  « Je leur ai aussi expliqué que ces criminels de leur côté travaillent chaque jour à inventer des stratégies pour contourner des efforts qui sont mis en place pour les endiguer. Mais je leur ai rassuré que nous continuons à travailler avec les populations pour que ces groupes soient neutralisés », a noté Karna Soro. https://www.radiookapi.net/2018/11/04/actualite/securite/beni-le-chef-du-bureau-de-la-monusco-dans-le-grand-nord-echange-avec

·         Belgique: la restitution du patrimoine africain en débat

Que faire des objets pillés durant l’époque coloniale et consacrés œuvres d’art dans les musées d’Europe ? La question ne se pose pas qu’en France, où un rapport doit être rendu en novembre par l’essayiste sénégalais Felwine Sarr et l’historienne de l’art Bénédicte Savoy au président Macron. En Belgique, le débat précède la réouverture en décembre du Musée royal d’Afrique centrale, et porte aussi bien sur des objets, des archives que des restes humains.

Dans une lettre ouverte publiée le 25 septembre, 36 personnalités des mondes artistique, universitaire et associatif, en majorité Afro-descendantes, ont dénoncé une « Belgique à la traîne sur la restitution des trésors coloniaux » par rapport à la France, l’Allemagne et le Canada.

Le gouvernement a-t-il une position sur la question ? Au détour d’une dépêche de l’agence Belga, l’actuel ministre de la Coopération, Alexander De Croo, se dit prêt à en discuter avec les autorités et les directeurs de musées, mais aussi les experts des pays concernés. Un premier jalon a d’ailleurs été posé avec le « renvoi » au Rwanda des archives de la période coloniale, annoncé fin septembre. Une enveloppe de 400 000 euros a été prévue par le ministère de la Coopération, pour un projet de numérisation des archives royales et de celles du Musée royal d’Afrique centrale ayant trait à cette ancienne colonie belge. Il débutera en 2019 avec la visite d’une délégation d’archivistes rwandais qui définiront leurs priorités. http://www.rfi.fr/afrique/20181102-belgique-restitution-patrimoine-africain-debat

·         Le difficile combat contre une épidémie de choléra qui progresse

La République démocratique du Congo subit actuellement, dans l’est du pays, une dixième épidémie d’Ebola qui a fait 180 morts, et de nombreux cas de poliomyélite et de rougeole. Le pays fait aussi face à une épidémie de choléra qui a débuté en 2017.

Depuis le début de l'année et jusqu'à la mi-octobre, le ministère congolais de la Santé a recensé plus de 880 personnes mortes de cette maladie sur plus de 25 000 cas déclarés. Presque toutes les provinces sont concernées, selon les autorités du pays qui ont commencé à mettre en place une riposte sanitaire. Enrayer cette épidémie de choléra sera cependant compliqué.

Déjà 22 provinces touchées sur les 26 que compte la RDC. Tout le monde reconnaît, aujourd'hui, que l'épidémie de choléra a progressé géographiquement, même si les autorités assurent avoir su la contenir quant au nombre de ses victimes. En cause, le manque de moyens, des faiblesses inhérentes au système de santé ou encore l'insalubrité.

Les autorités pointent également l'apparition d'une nouvelle épidémie d'Ebola, notamment dans le nord-est du pays.

« Cette année a été le moment où nous avons voulu focaliser l’énergie pour organiser la riposte contre Ebola. Cela a permis de mobiliser les ressources et même le personnel pour organiser la lutte », a précisé le Dr Aruna Abedi, directeur de la Surveillance épidémiologique en RDC.

Le gouvernement ainsi que l'OMS assurent qu'ils sont en train de tout mettre en œuvre pour endiguer cette épidémie de choléra, même si, en l'état actuel, il sera difficile de vaincre totalement, dans le pays, la « maladie des mains sales », comme on l'appelle.

« Le problème du choléra est multisectoriel. Tant que les populations n’auront pas d’eau potable, tant que les populations n’auront pas accès à l’assainissement, il sera difficile d’endiguer le choléra en RDC », explique le Dr Gervais Folesack, coordinateur des urgences de l'OMS dans ce pays. http://www.rfi.fr/afrique/20181104-rdc-difficile-combat-cholera-progression-880-morts-ebola

 

2.      DROITS DE L’HOMME

 

·     JED appelle à des réformes urgentes dans le secteur des médias en RDC

L’Organisation indépendante de défense et de promotion de la liberté de l’information en RDC, Journaliste en danger (Jed), appelle les autorités congolaises à engager des réformes urgentes et nécessaires dans le secteur des médias. Particulièrement en cette période cruciale des élections du 23 décembre. C’est ce qui ressort du 20ème rapport annuel de cette Ong, publié le vendredi dernier à l’occasion de la célébration, le 02 novembre de chaque année de la journée internationale de la fin de l’impunité pour des crimes commis contre les journalistes.

 

C’est dans son 20ème rapport annuel 2018 sur l’état de la liberté de la presse et d’expression en RDC, intitulé « Les élections de tous les dangers pour les journalistes : menaces, agressions, arrestations, censure,...les prédateurs ont le vent en poupe » que Jed, a rendu compte les résultats de son monitoring.
A en croire cette institution, des réformes urgentes et nécessaires s’imposent pour mettre un terme aux obstacles dans le chef des médias congolais concernant l’exercice de leur métier et d’être à la hauteur de leurs responsabilités. Pour le secrétaire du Jed, Tshivis Tshivuadi, l’urgence est de mise à trois semaines du début de la campagne électorale et à moins de 50 jours de la tenue effective des élections présidentielles, législatives nationales et provinciales.  « Il est certain qu’aucune élection ne peut être libre, transparente et apaisée sans la possibilité pour les journalistes de chercher, de traiter et de diffuser en toute sécurité toutes les informations liées au processus électoral, sans entrave et sans la possibilité pour les électeurs d’être largement informés de tous les tenants et les aboutissants qui doivent guider leurs choix, par des médias libres, indépendants et professionnels » a-t-il insisté.
Pour Jed, ces réformes passent par trois axes. D’abord la suppression des peines d’emprisonnement des journalistes lorsqu’ils dénoncent des cas avérés de corruptions ou de détournements. C’est d’ailleurs son credo en ce qui concerne la dépénalisation des délits de presse.
 http://www.forumdesas.org/spip.php?article17610

 

·         Ituri: la société civile accuse l’armée d’avoir accompagné l’attaque de Muganga par sa passivité

La société civile de l’Ituri accuse l’armée d’avoir été informée de la préparation d’une attaque par les assaillants au groupement Laudjo en territoire de Djugu mais qu’elle a préféré rester passive.

Son coordonnateur qui s’est entretenu avec buniaactualite.com ne cache pas sa déception de voir que le commandement de l’armée n’a pas pris en compte les alertes formulées par sa structure bien avant l’attaque jusqu’à laisser des militaires et civils être tués. Il affirme que « l’armée a accompagné cette attaque » et invite le commandant du secteur opérationnel de l’Ituri à se mettre en cause.

« Avant cette attaque, j’ai appelé le commandant du secteur opérationnel, le General Innocent Kabundi pour l’alerter de la préparation d’une attaque par des miliciens regroupés en groupement Laudjo, au village Pili. Je lui ai demandé de contrer cette attaque en prenant ses dispositions. J’ai également appelé le vice-gouverneur Pacifique Keta » indique Maître Jean Bosco Lalo.

Il ajoute que « l’armée a accompagné cette attaque » en laissant faire les assaillants alors qu’elle a eu toutes les informations à temps. Sans donner de précision sur le bilan de l’attaque, Jean Bosco Lalo pense que le General Kabundi doit revoir sa stratégie de commandement et déplore des morts, y compris ses civils innocents, qui auraient pu être évités.

L’armée n’a pas encore réagi à ces accusations. Son porte-parole en Ituri que nous avons joint a promu se prononcer plus tard.https://www.mediacongo.net/article-actualite-44160_ituri_la_societe_civile_accuse_l_armee_d_avoir_accompagne_l_attaque_de_muganga_par_sa_passivite.html

 

 

  • La fondation MAPON accorde des bourses d’excellence aux meilleurs étudiants de l’UNIM

     
    L’ancien Premier ministre, Augustin Matata Ponyo, a procédé le week-end dernier, à l’ouverture académique à l’Université technologique Mapon, dont il est le promoteur. Cette institution a été inaugurée l’année dernière par le chef de l’Etat, Joseph Kabila. 

    Cette année, les services académiques indiquent que les étudiants sont venus de 20 des 26 provinces de la RDC. Sur les 203 étudiants inscrits en préparatoire l’année dernière, seuls 68 sont passés en première candidature. C’est dire toute la rigueur, à la Matata, qu’on met dans la formation de ces futurs cadres congolais. "Connaissant le fondateur de cette université, c’est le contraire qui aurait surpris", commente un ancien collaborateur du Premier ministre honoraire. 
    Les résultats de la première session indiquent 4 grandes distinctions, 11 distinctions, 22 satisfactions. Il y a eu 30 réussites en deuxième session, selon les mêmes sources.


    Pour encourager les meilleurs étudiants de l’UNIM, et créer l’émulation parmi eux, la Fondation Mapon a accordé des bourses d’excellence à ceux qui ont obtenu la grande distinction. Au nombre de ces heureux bénéficiaires figurent deux étudiantes. 
    Dans son speech, l’ancien Premier ministre a dit toute sa foi en l’éducation. Pour l’homme à la cravate rouge, "l’éducation est la base de tout développement", faisant savoir que "les pays aujourd’hui dits développés le sont du fait de l’éducation". On comprend pourquoi l’auteur de ces propos a fait passer de 4à 16% le budget de l’Education lors de son long mandat - en tout cas le plus long- à tête de l’Exécutif. Sous son mandat à la Primature, Augustin Matata Ponyo a réhabilité et construit des écoles au standard international avec l’argent du contribuable congolais. 
    A l’Université Technologique Mapon, les étudiants sont mis dans de bonnes contions de travail. En marge de l’ouverture de l’année académique 2018-2019, Matata Ponyo a procédé à l’inauguration des homes des étudiants. Pour rappel, l’UNIM organise quatre filières à savoir : Génie informatique ; Génie électrique ; Génie mécanique ; et enfin Mines et Géologie. http://www.forumdesas.org/spip.php?article17609
     

 

3.      SECURITE

 

·         Ituri : 11 personnes tuées dans les affrontements entre les FARDC et un groupe d’hommes armés à Muganga

Onze personnes dont trois militaires ont été tuées et 9 autres blessées lors des affrontements samedi 3 novembre entre les FARDC et un groupe d’hommes armés à Muganga,en territoire de Djugu (Ituri), indiquent des sources locales.  

Ces sources renseignent que des hommes armés, munis des flèches et des fusils ont attaqué samedi vers 4 heures le camp des FARDC à Muganga  dans le groupement Sumbuso en chefferie de Bahema Nord.  Certains témoins qui ont fui dans les camps de pêche de Muguma et de Bwero en chefferie de Mokambo avancent le bilan de 11 morts dont trois militaires et de 9 blessés. Ces derniers sont internés à l’hôpital d’Angumu pour des soins.   Le chef de Bahema Nord rapporte que 4 corps de civils et de trois militaires ont été aperçus par les habitants et acheminés à Tchomia. Il ajoute que les recherches se poursuivent pour identifier d’autres victimes.   Le député provincial Claver Bedidjo dénonce ces attaques à répétition contre les positions des FARDC. Il demande au gouvernement de prendre ce problème au sérieux et des donner aux FARDC des moyens conséquents pour traquer ces hommes armés. 

Radio Okapi n’a pas réussi à joindre le porte-parole des FARDC dans la province pour sa version des faits. Cependant, des sources officielles ont déclaré que ce sont des FARDC qui ont attaqué les positions des assaillants repérés dans la région sans fournir le bilan de ces combats. https://www.radiookapi.net/2018/11/04/actualite/securite/ituri-11-personnes-tuees-dans-les-affrontements-entre-les-fardc-et-un

 

·         Arrestation de l’épouse de l’ancien rebelle Yakutumba : les ONG des droits de l’homme de Bukavu saisissent l’ONU

L’Arche de Droits et de Paix (ADPaix), le Réseau de Jeunes pour le Bien-être (RJE) et la Ligue pour les Réflexions des Jeunes M’mbondo (LIRJM) ont adressé une correspondance à Antonio Guteress, Secrétaire Général des Nations-Unies, ce samedi.

Dans cette correspondance, ces ONG de défense des droits humains œuvrant à Bukavu  demandent au Patron de l’ONU de s’impliquer dans le dossier de Fatuma William incarcérée « illégalement » malgré sa grossesse de 8 mois avec son amie Machozi Omer, à Goma par les FARDC, selon elles. ADPaix, RJE, LIRJM espèrent que l’intervention d’Antonio Guterres permettra à la femme de William Amuri Yakutumba, ex-Rebelle de la Coalition Nationale du Peuple pour la Souveraineté du Congo (CNPSC) et son amie de recouvrer leur liberté. Selon ces ONG, le fait que Fatuma William soit épouse d’un opposant au régime ou d’un rebelle ne constitue pas une infraction. « Les arrestations arbitraires à portée familiale n’occasionnent-elles pas une entrave à la liberté individuelle », se sont-elles interrogées. Par ailleurs, elles invitent le Secrétaire Général des Nations-Unies à suivre « à la loupe l’évolution de ce dossier et de poser des actes qui renforcent cette plaidoirie ». Fatuma William et  Machozi Omer avaient été arrêtées le 16 août dernier à Lulenge situé en territoire de Fizi, en province du Sud-Kivu.https://cas-info.ca/2018/11/arrestation-de-lepouse-de-lex-rebelle-yakutumba-les-ong-des-droits-de-lhomme-de-bukavu-saisissent-lonu/