Brèves Matinales

 

Ce document est un condensé de la presse nationale et internationale, il ne reflète en aucun cas le point de vue du Centre Carter. La sélection d’articles présentée n’a pas vocation à être exhaustive.

 

SOMMAIRE

 

Brèves Matinales de ce Mardi 06 novembre 2018

 

  •  Elections : L’accréditation des témoins et observateurs commencent dans deux jours
  • Désignation du candidat commun : l’opposition se réunit à Genève ce mercredi
  • Moïse Katumbi : « Le candidat unique qui sera désigné aura 98 % de chance de remporter ces élections »
  • Programme commun de l’opposition : le MLC présente sa contribution ce mardi
  • La liste de l’équipe de campagne de R. Shadary sera dévoilée ce mardi 6 novembre
  • Campagne électorale précoce dans les médias : le CSAC promet « des sanctions exemplaires »
  • Jean-Pierre Lacroix est arrivé à Kinshasa
  • UDPS prête à aller aux élections avec ou sans la MAV : « Nous voulons absolument tourner la page Joseph Kabila d’ici le 23 décembre », déclare Augustin Kabuya
  • Affaire foncière : Lumeya en passe de doter la RDC de document de politique foncière nationale
  • Une ONG britannique s'alarme des cas de torture en détention
  • Ebola : 300 cas enregistrés, 186 décès  
  • 26 personnes tuées et 76 maisons "attaquées" en octobre au Sud - Kivu

 

1.      SITUATION POLITIQUE

 

·         RDC-Elections : L’accréditation des témoins et observateurs commencendans deux jours

L’accréditation des témoins, observateurs et journalistes commencent le 8 novembre. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) confirme la tenue de ces opérations dans les dates prévues par le calendrier électoral soit du 8 novembre au 22 novembre pour les témoins des partis politiques et du 8 novembre au 10 décembre pour les observateurs et journalistes.

Si la participation des observateurs internationaux devient davantage hypothétique, certaines structures nationales se préparent.

Du côté de la société civile, la Synergie des missions d'observation citoyenne des élections (SYMOCEL) veut déployer 20.000 observateurs. 52 coordinateurs et coordinateurs adjoints provinciaux de cette mission ont d’ailleurs terminé une formation de trois jours à Kinshasa. Ces sessions sont les premières d’une cascade de formations qui concerneront par la suite les 275 observateurs de long terme.

De son côté, la plateforme Agir pour les élections transparentes et apaisées (AETA) a également lancé ce mardi à Kinshasa la formation des formateurs des ses observateurs. Elle compte en déployer 10.000 pour les élections du 23 décembre.

Pour sa part, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo « CENCO », a annoncé qu’elle va aligner 1.026 observateurs à long terme et 40.000 à court terme. https://actualite.cd/2018/11/06/rdc-elections-laccreditation-des-temoins-et-observateurs-commencent-dans-deux-jours

·         Désignation du candidat commun : l’opposition se réunit à Genève ce mercredi

Bemba, Katumbi, Tshisekedi, Fayulu, Matungulu, Kamerhe et autres opposants se réunissent à Genève, une des villes de la Suisse du 07 au 10 novembre, pour désigner le candidat président qui devra représenter l’opposition à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018. Une information livrée par Jean-Bertrand Ewanga, membre d’Ensemble pour le changement, joint par Top Congo.

« Nous avions pensé à se réunir en Guinée Conakry, mais nous avons résolu de nous réunir à Genève du 07 au 10 novembre », a-t-il fait savoir.

Quant au programme commun de l’opposition, Jean-Bertrand Ewanga assure qu’il est déjà élaboré. « Le programme commun de l’opposition est déjà là », a-t-il dit.

En Afrique du sud, les partis de l’opposition avaient réaffirmé leur engagement à travailler ensemble, pour proposer un seul candidat à la présidentielle, en vue de remporter ce scrutin. https://cas-info.ca/2018/11/designation-du-candidat-commun-lopposition-se-reunit-a-geneve-ce-mercredi/

·         Moïse Katumbi : « Le candidat unique qui sera désigné aura 98 % de chance de remporter ces élections »

Selon Moïse Katumbi Chapwe, président de Ensemble pour le Changement, le candidat commun de l’opposition qui sera désigné, gagnera largement l’élection présidentielle du 23 décembre 2018.

« Nous ne baisserons jamais les bras. Le candidat unique qui sera désigné aura 98 % de chance de remporter ces élections. Cela ne fait aucun doute. Personne, à part Kabila et les siens, n’ose dire le contraire. Les congolais veulent son départ définitif et l’arrivée d’une vraie alternance. Le président de la CENI, Corneille Nangaa, le sait aussi », a dit M. Katumbi dans l’interview accordée le 4 novembre dernier à La Libre Afrique. Selon Katumbi, le régime actuel serait prêt à tout mettre en œuvre pour s’accrocher au pouvoir.

« Ils sont prêts à provoquer le chaos pour s’accrocher au pouvoir. Monsieur Nangaa devrait être moins soucieux de sa commission, de ses commissions et plus attentif aux attentes du peuple congolais », conclut Moïse Katumbi. Signalons par ailleurs que les leaders de l’opposition vont se réunir du 7 au 10 novembre prochain en Suisse, pour désigner le candidat commun.https://7sur7.cd/new/moise-katumbi-le-candidat-unique-qui-sera-designe-aura-98-de-chance-de-remporter-ces-elections/

·         Programme commun de l’opposition : le MLC présente sa contribution ce mardi

Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) va présenter son projet de société, ce mardi. Une information confirmée par le Pr. Jacques Ndjoli, Inspecteur Général du MLC.

Selon lui, ce projet est une contribution du MLC à l’émergence du programme commun de l’opposition. « On va présenter un programme dans le cadre de notre contribution à l’émergence d’un programme commun de l’opposition avec nos partenaires. On tient à leur présenter notre contribution pour un programme commun d’alternance à la tête de la République », a-t-il dit à CAS-INFO.

Outre ce programme, les leaders de l’opposition se réunissent à l’étranger du 07 au 10 novembre, pour désigner leur candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre prochainhttps://cas-info.ca/2018/11/programme-commun-de-lopposition-le-mlc-presente-sa-contribution-ce-mardi/

  • La liste de l’équipe de campagne de R. Shadary sera dévoilée ce mardi 6 novembre

Le candidat de la kabilie à la présidentielle a eu une réunion de prise de contact et d’orientation hier avec son staff. Les responsables des cellules sont invités à travailler pour assurer sa victoire.

De bonnes sources, c’est finalement ce mardi que sera connue la liste de campagne du candidat Emmanuel Shadary. Toutes les sources contactées par Forum des As ont confirmé que la version authentique du thik tank du dauphin est prête et sera officiellement annoncée ce mardi 6 novembre. Les observateurs estiment qu’avec la publication des listes frappées du sceau de l’authenticité, la polémique qui s’est emparée du microcosme politique kinois devrait s’estomper. 

Pour rappel, l’annonce sur les réseaux sociaux des noms des membres de l’équipe de Shadary a donné lieu à une kyrielle des démentis. Certaines célébrités kinoises reprises sur ces listes n’ont pas tardé à déclarer n’avoir pas été consultées. A un peu plus d’un mois des élections, chaque seconde qui passe compte. Et on n’ignore pas cela au FCC. Ceci explique peut-être cela. 48 heures seulement après sa mise en place et sa présentation officielle à l’opinion publique, l’équipe de campagne de Ramazani Shadary, candidat du Front commun pour le Congo, s’est résolument mise au travail. 
http://www.forumdesas.org/spip.php?article17633

·         Jean-Pierre Lacroix est arrivé à Kinshasa

Le Secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, est arrivé à Kinshasa, lundi 5 novembre dans l’après-midi. Sa visite s’inscrit dans le cadre d’une mission conjointe Organisation mondiale de la Santé (OMS)-Maintien de la paix, en vue de lutter contre l’épidémie à virus Ebola qui sévit dans l’Est de la RDC.

M. Lacroix n’a pas fait de déclaration à la presse. Des sources onusiennes annoncent que son agenda prévoit l’organisation d’une conférence de presse, sans avancer des détails sur le lieu et la date.

Jean-Pierre Lacroix aura aussi des entretiens avec les autorités nationales et les responsables au plus haut niveau de la Mission de l’ONU en RDC (MONUSCO) à Kinshasa. Il devra aussi rencontrer des autorités locales et provinciales du Nord-Kivu et les équipes impliquées sur le terrain dans la riposte contre l’épidémie.

Selon des observateurs, il n’est pas exclu que les questions sécuritaires impliquant la présence des forces de la MONUSCO et l’accès des humanitaires dans les zones affectées par l’épidémie dans l’Est de la RDC soient abordées au cours de sa visite.

Pour sa part, le Directeur de l’OMS, Dr Tedros Adhanom est attendu dans la soirée à Kinshasa, toujours dans le cadre de cette mission conjointe. https://www.radiookapi.net/2018/11/05/actualite/politique/rdc-jean-pierre-lacroix-est-arrive-kinshasa

·         UDPS prête à aller aux élections avec ou sans la MAV : « Nous voulons absolument tourner la page Joseph Kabila d’ici le 23 décembre », déclare Augustin Kabuya

Au cours d’une matinée politique organisée pendant le weekend dernier, Augustin Kabuya, Secrétaire Général adjoint en charge de la communication et l’implantation de l’UDPS, est revenu sur toutes les questions d’actualité, notamment la décision de son parti d’aller aux élections avec ou sans la machine à voter.

« L’UDPS et ses cadres ne sont pas des fous pour prendre une telle décision. Nous voulons absolument tourner la page Joseph Kabila d’ici le 23 décembre », a-t-il fait savoir.

Quant à l’unité de l’opposition, Augustin Kabuya assure que l’UDPS demeure l’esclave de cette unité. « C’est ainsi qu’en parlant de la politique d’encerclement, on ne cesse de parler de l’apport non négligeable de chaque formation dans le déploiement des témoins en provinces. Un schéma qui mettra la coalition au pouvoir en difficulté pour organiser la tricherie électorale », a-t-il expliqué. Les leaders de l’opposition dont Félix Tshisekedi qui ont réaffirmé leur volonté à sauvegarder cette unité de l’opposition, se réunissent à Genève du 07 au 10 novembre, pour désigner leur candidat commun à la présidentielle. Par ailleurs, Augustin Kabuya a plaidé pour que « l’ancienneté dans l’opposition » figure parmi les critères de choix de ce candidat commun. https://cas-info.ca/2018/11/udps-prete-a-aller-aux-elections-avec-ou-sans-la-mav-nous-voulons-absolument-tourner-la-page-joseph-kabila-dici-le-23-decembre-declare-augustin-kabuya/

  • Affaire foncière : Lumeya en passe de doter la RDC de document de politique foncière nationale

A Bukavu, au pied du Lac Kivu, 250 participants au Forum Interprovincial pour la production du projet document de politique foncière nationale de la RDC prennent date avec l’histoire. De leurs cogitations sortira un document final dont le mérite sera de réduire, à la longue, les conflits fonciers qui minent la société Rd congolaise. Tout à l’honneur du capitaine de cette équipe de Bukavu, le ministre des Affaires foncières, Lumeya Dhu Maleghi. L’homme travaille sous l’impulsion du chef de l’État, Joseph Kabila Kabange.

Ce Forum réunit depuis le 5 novembre, dans la capitale du Sud-Kivu, ministres provinciaux, conservateurs de titres immobiliers, chefs des cadastre, communautés locales, opérateurs économiques et partenaires du gouvernement. Objectif, produire au terme de quatre jours d’échanges, le document de politique foncière nationale de la RDC. Et donc à terme, moderniser la gouvernance foncière du pays.
Le ministre des Affaires foncières, Lumeya Dhu Maleghi, a rappelé à l’ouverture des travaux que le Forum de Bukavu marque un tournant historique dans la réalisation de l’un des programmes identifiés dans le Plan d’investissement National REDD+ qui vise à doter la RDC d’une nouvelle politique nationale en matière foncière et plus tard d’une loi ou soit d’une loi modificative.
A l’occasion, Lumeya a indiqué que la volonté politique, telle qu’exprimée par le chef de l’État, est de doter le pays de cet outil véritablement consensuel dans lequel toutes les parties prenantes vont se reconnaître. "Un repère, selon le ministre, pour le législateur pour l’adoption de la nouvelle loi foncière ou d’une modification de la l’actuelle loi en vigueur." Pour le patron du secteur foncier congolais, "une attention particulière devrait être accordée notamment à la question des communautés locales, des peuples autochtones et au genre pour que les préoccupations de la base et des femmes soient bel et bien reflétée dans le Document de politique foncière nationale". Ce dernier va définir la vision stratégique du gouvernement.
 http://www.forumdesas.org/spip.php?article17628

 

 

2.      DROITS DE L’HOMME

 

 

·         Une ONG britannique s'alarme des cas de torture en détention

A un mois et demi des élections en RDC, une ONG britannique tire la sonnette d’alarme sur la multiplication des cas de torture dans des centres de détention à Kinshasa. Freedom From Torture est une ONG spécialisée dans l’accompagnement des victimes de torture. Dossiers médicaux à l’appui, elle a recensé entre 2013 et 2018 plus de 74 cas de torture, dont 49 femmes et cinq mineurs, parmi les activistes et les militants de l’opposition de RDC qui ont fui en Grande-Bretagne.

Son rapport de 99 pages, « Un instrument pour réduire au silence », détaille ces pratiques, passages à tabac, chocs électriques, brûlures, asphyxies, viols. Sonya Sceats est l'une des responsables de cette ONG. Elle appelle tous les observateurs à une vigilance accrue sur cette question.

« La raison pour laquelle on a fait ce rapport sur la RDC, c'est qu'on a un nombre anormalement élevé de clients qui viennent de ce pays, quasiment toutes ces victimes ont le statut de demandeurs d'asile ou de réfugiés. Vu le nombre et vu les élections qui approchent, nous nous sommes sentis dans l'obligation de rendre publiques les informations que nous avons sur ces terribles pratiques de torture. Pour ceux qui ne suivent pas beaucoup la situation en RDC, il y a l'idée que les victimes de torture sont des personnes prises pour cibles par les milices dans les zones de conflit. Mais les preuves que nous avons pu collecter indiquent une tout autre histoire, celle de militants et militantes des droits de l'homme, des droits des femmes et de militants politiques qui sont visés par ces pratiques de torture à cause de leurs activités politiques à Kinshasa ou dans ses environs. Ceux qui ont été identifiés comme ayant commis ces crimes viennent de différents services, l'armée, la police, les services de renseignement. La variété d'acteurs suggère que ces pratiques de torture sont courantes chez les forces de sécurité. »

Et Sonya Sceats se dit horrifiée par le nombre très élevé de femmes victimes de torture : « Il semble vraiment qu'il y a une pression particulière sur les droits des femmes et que les femmes qui militent politiquement dans l'opposition ou qui sont dans l'entourage d'hommes qui militent. C'est assez frappant qu'il y ait autant de femmes parmi les cas que nous traitons, et que tant d'entre elles se sont trouvées ciblées à cause de leur engagement. Cela tranche avec l'idée que l'on a à l'étranger de qui sont les rescapées de la torture en RDC, l'idée que ce sont simplement des quidams, pris dans la violence des zones de conflit, dans leur village, etc... L'image de la femme rescapée de la torture qui émerge de notre étude est très différente. C'est une femme autonome, ciblée par les tortionnaires précisément parce qu'elle fait entendre sa voix pour réclamer un changement dans son pays. »http://www.rfi.fr/afrique/20181105-rdc-une-ong-britannique-s-alarme-cas-torture-detention

 

·         Paiement des frais scolaires : un casse-tête pour les parents

La question de frais de scolarité est un casse-tête pour les parents d’élèves. Depuis la rentrée scolaire intervenue en septembre dernier, certains parents sont incapables de s’acquitter de leurs devoirs. Ce, malgré la possibilité que les responsables des certains écoles leur offrent de payer le minerval en plusieurs tranches. 

Après près de deux mois de la rentrée scolaires, faute des moyens, bon nombre des parents ne sont pas en mesure de payer les frais de scolarité de leurs enfants. Conséquences : les promoteurs ou les préfets ne peuvent pas aussi honorer leurs engagements vis-à-vis des enseignants. Entre les deux camps, c’est la guéguerre.

« Les frais sont fixés à 25000 FC par trimestre. Nous avons donné la possibilité aux parents 10000, 5000, voir 3000 FC jusqu’à l’apurement total du montant global, mais les tuteurs des élèves sont incapables d’honorer leurs engagements parce qu’ils n’ont pas de moyens. Ils ne vont que des promesses en promesses », a déclaré Mbenza Pitshou, promoteur du complexe scolaire portant le même nom, situé au quartier 13 à dans la commune de Ndjili.

https://www.mediacongo.net/article-actualite-44194_paiement_des_frais_scolaires_un_casse_tete_pour_les_parents.html

·         Campagne électorale précoce dans les médias : le CSAC promet « des sanctions exemplaires »

Le Conseil supérieur d’audiovisuel et de la communication promet des « sanctions exemplaires » à l’endroit des médias qui continuent à se livrer à la campagne électorale précoce. Son président, Tito Ndombi, l’a affirmé, lundi 5 novembre, dans une interview accordée à Radio Okapi.Selon le CSAC, plusieurs médias congolais procèdent à la campagne précoce des candidats aux élections du 23 décembre.

 

Cette attitude est illégale, dénnonce Tito Ndombi, qui rappelle que la loi électorale a prévu une période pour la campagne. « En dehors de cette période, on ne peut pas faire la campagne électorale. C’est illégal. Nous avons fait une recommandation qui interdit la campagne précoce et il y a beaucoup de médias qui ne respectent pas cette recommandation. Le CSAC prépare une mise en demeure contre les médias qui ne respectent pas cette recommandation », a prévenu Tito Ndombi.

Le CSAC menace de « passer à l’étape ultime », pour sanctionner tous les médias qui vont continuer à se livrer à la campagne électorale.

« Si les médias continuent dans cette attitude, nous allons passer à l’étape ultime qui consiste à prendre des sanctions, et ce sera des sanctions exemplaires », a dit le président du CSAC.

 

https://www.radiookapi.net/2018/11/05/actualite/societe/campagne-electorale-precoce-dans-les-medias-le-csac-promet-des

 

 

3.      SECURITE

 

 

·         Ebola : 300 cas enregistrés, 186 décès  

Au total, 300 cas de la fièvre hémorragique Ebola ont été enregistrés au Nord - Kivu et dans l'Ituri dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) où l’épidémie a déjà fait 186 décès, a indiqué lundi 5 novembre le ministère de la santé.

 

"Au total, 300 cas de fièvre hémorragique ont été signalés dans la région, dont 265 confirmés et 35 probables. Sur les 265 confirmés, 151 sont décédés et 88 sont guéris. Les autres sont hospitalisés dans les différents Centre de Traitement d’Ebola (CTE) installés. 41 cas suspects en cours d’investigation", souligne le ministère dans un communiqué publié dans la soirée. Le seuil des 300 cas a été atteint dimanche après que 2 nouveaux cas confirmés ont été rapportés à Beni et  Kalunguta dans la province du Nord - Kivu. Dans le tableau récapitulatif, l'autorité sanitaire fait état de 186 décès dont 151 parmi les cas confirmés.   https://actualite.cd/2018/11/05/rdc-ebola-300-cas-enregistres-186-deces

 

·         Massacre de Kiwanja en RDC: dix ans plus tard, aucune poursuite judiciaire

En RDC, les 4 et 5 novembre 2008, dans la ville de Kiwanja, une centaine de civils avaient été massacrés par des rebelles qui les accusaient de complicité avec un groupe Maï Maï ennemi. Mais dix ans, les responsables n'ont jamais été inquiétés.

En ce matin du 5 novembre, combattants Maï Maï et rebelles du CNDP se battent pour le contrôle de Kiwanja. La population est terrée chez elle, effrayée par des tirs d'armes lourdes, mais le gros des exactions a lieu plus tard. Aux environs de 13h, les habitants profitent d'une accalmie pour sortir. Certains sont parvenus à trouver refuge près d'une base de l'ONU.

Cent-vingt casques bleus sont basés à Kiwanja. Ils sont accusés d'être restés spectateurs quand les rebelles du CNDP ont commencé à exécuter, à deux ou trois kilomètres de là, des civils soupçonnés d'être liés aux Maï Maï.

Le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l'homme a documenté 67 exécutions sommaires, le tout dans un contexte d'affrontements et d'exactions commises non seulement par le CNDP mais aussi parmi les Maï Maï et l'armée congolaise. Au total, ce sont plus 140 personnes qui ont perdu la vie en deux jours.

Parmi les personnalités accusées, il y a bien sûr le général Laurent Nkunda. C'est lui qui, en 2007, a créé le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple). Il vit aujourd'hui officiellement en résidence surveillée au Rwanda mais n'a jamais été inquiété. Ses troupes ont pu réintégrer l'armée congolaise à la faveur d'un accord de paix signé quelques semaines plus tard, le 23 mars 2009, y compris Bosco Ntaganda déjà recherché à l'époque par la CPI pour des crimes commis en Ituri. C'est pourtant lui, « Terminator » comme on le surnomme, qui commandait les troupes ce jour-là. Il deviendra général des FARDC (Forces armées de la République démocratique du Congo).

Dix ans après, nous sentons que les douleurs sont encore fraiches parce que la plupart des victimes ne comprennent pas pourquoi le gouvernement ne met pas en place une Commission pour les crimes qui ont été commis à l’endroit des populations. C’est cela que nous demandons au gouvernement congolais, c’est qu’il puisse mettre en place une Commission d’enquête pour établir les responsabilités, pendant la guerre de 2008, à Kiwanja.

http://www.rfi.fr/afrique/20181106-rdc-massacre-kiwanja-dix-ans-pas-commission-enquete

 

 

  • 26 personnes tuées et 76 maisons "attaquées" en octobre au Sud - Kivu

Quelque 26 personnes ont été tuées et 76 maisons attaquées par des "bandits armés" en octobre dernier dans la province du Sud- Kivu, a indiqué lundi 5 Novembre une organisation de la société civile,  dénonçant des "morts de trop". 

La synergie des associations des jeunes pour l'éducation civique et électorale SAJECEK a publié un " bulletin  surprise " faisant état de 26 personnes tués et 76 maisons attaquées par des bandits  armés au Sud- Kivu. 

Capitale des institutions provinciales, Bukavu  occupe  la première position avec 9 personnes tuées suivi de Walungu, Mwenga et Fizi avec 4 personnes alors que Shabunda n'a enregistré qu'une seule victime. Au chapitre des maisons attaquées Shabunda a battu le record avec 30,  le territoire de Kalehe vient en deuxième position avec 21 cas suivi de la ville de Bukavu avec 13 maisons attaquées.  D'autres territoires sur la liste sont Kabare, Uvira et Mwenga. Ils ont enregistré chacun 4 cas. Hormis les personnes tuées et les maisons visitées, 6 personnes sont tombées dans le filet des kidnappeurs. Uvira à lui seul compte 5 et le cas restant est pour la ville de Bukavu.

"Faute à une autorité animée d'une bonne volonté politique, la province continue à enregistrer des morts que l'on peut éviter", explique SAJEK dans son bulletin Numéro 58.  Ville montagneuse offrant un climat tropical, Bukavu connait un regain d'insécurité caractérisé par des étranglements, attaques à d'hommes   armés, vols et tueries chroniques. En septembre dernier, cette ville riveraine du Lac Kivu était en tête des entités ravagées par l'insécurité au Sud- Kivu où  la SAJECEK a recensé 19 assassinats au cours de la même  période. https://actualite.cd/2018/11/05/rdc-26-personnes-tuees-et-76-maisons-attaquees-en-octobre-au-sud-kivu