Brèves Matinales

 

Ce document est un condensé de la presse nationale et internationale, il ne reflète en aucun cas le point de vue du Centre Carter. La sélection d’articles présentée n’a pas vocation à être exhaustive.

 

SOMMAIRE

 

Brèves Matinales de ce Jeudi 08 novembre 2018

 

 

  • Réunion confirmée de l'opposition du 9 au 11 novembre à Genève pour se designer un candidat commun
  •  L'opposition demande le retrait de la candidature de Shadary
  •  Selon Kyungu: « Le FCC ne prépare pas les élections, mais tient à installer une dictature au pays »
  • La CENI lance l’accréditation des témoins, observateurs et journalistes ce jeudi (officiel)
  • Les acteurs de la Société civile se disent prêts à accréditer les observateurs
  • Fridolin Ambongo : « Pour la présidentielle, on pourrait utiliser le papier car il n’y a pas trop de candidats et pour les autres élections, la machine »
  • Jean-Pierre Lacroix (ONU) : « Nous devons évoluer par nos moyens et par nos modes d’action pour lutter contre l’ADF à Beni »
  •  Evaluation du processus électoral : l’épiscopat catholique en Assemblée du 20 au 22 novembre
  • MILRDC organise un atelier de renforcement des capacités des médias d’information en ligne congolais, ce mardi
  •  L’ONU salue le travail abattu dans la riposte contre Ebola
  • Ebola : 4 agents de la riposte pris en otage près de Beni

 

1.      SITUATION POLITIQUE

 

 

·         Réunion confirmée de l'opposition du 9 au 11 novembre à Genève pour se designer un candidat commun

La réunion de l'opposition pour la désignation de son candidat commun est confirmée du 9 novembre au 11 novembre prochain à Genève en Suisse. Les différents participants venus de Kinshasa pris sous l’égide de la Fondation Koffi Annan quittent la capitale ce jeudi 8 novembre.

Martin Fayulu, Jean-Claude Mwilimu, Freddy Matungulu, Lambert Kasula, Jean-Baudoin Mayo, Vital Kamerhe, Pierre Lumbi, Christophe Lutundula, Alain Saidi Kikuakua, Adolphe Muzito, Fidèle Babala, Felix Tshisekedi et Eve Bazaiba vont participer à ces échanges.

Jean-Pierre Bemba et Moïse Katumbi sont également attendues à cette rencontre. Freddy Matungulu, Martin Fayulu, Vital Kamerhe et Felix Tshisekedi sont les 4 en lice sont les candidats à la candidature commune. https://actualite.cd/2018/11/08/rdc-reunion-confirmee-de-lopposition-du-9-au-11-novembre-geneve-pour-se-designer-un

 

·         L'opposition demande le retrait de la candidature de Shadary

 

Plusieurs leaders de l’opposition et candidats à la présidentielle du 23 décembre ont demandé que la candidature d’Emmanuel Ramazani Shadary soit retirée de la course pour « utilisation à des fins de propagande des biens, des finances et du personnel de l’Etat ».

Dans leur déclaration commune lue ce mercredi 7 novembre, ils dénoncent également une campagne anticipée en faveur du dauphin de Kabila. Pour ces élections du 23 décembre, la campagne électorale débutera officiellement le 22 novembre et durera 30 jours.

Parmi les signataires de cette déclaration, il y a notamment les candidats Freddy Matungulu, Martin Fayulu, Vital Kamerhe et Noël Tshiani.

Ces leaders de l’opposition soutiennent qu’Emmanuel Ramazani Shadary, candidat de la coalition au pouvoir, doit être poursuivi par la justice et sa candidature écartée.

Ils accusent le candidat du Front commun pour le Congo (FCC), la plateforme électorale dirigée par Joseph Kabila, d’utiliser les moyens et le personnel de l’Etat pour le besoin de ce qu’ils appellent « campagne électorale anticipée ».

Ils demandent également à Bruno Tshibala de démissionner de son poste de Premier ministre étant donné qu’il est membre de l’équipe de campagne de Ramazani Shadary.

Ce que rejette la majorité présidentielle arguant que la participation à une campagne électorale n’est pas incompatible à la fonction gouvernementale.

Certains hommes politiques qui ont été écartés de la course à la présidentielle comme Adolphe Muzito ont également signé cette déclaration de l’opposition. Absents du pays, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba se sont fait représenter. Joint par RFI, Félix Tshisekedi, de l'UDPS, se dit « 100% d'accord » avec cette déclarationhttp://www.rfi.fr/afrique/20181107-rdc-opposition-demande-le-retrait-candidature-shadary

 

·         Selon Kyungu: « Le FCC ne prépare pas les élections, mais tient à installer une dictature au pays »

Antoine-Gabriel Kyungu wa Kumwanza, Coordonnateur de la plateforme Ensemble pour le changement dans la région du Grand Katanga, lance un cri d'alarme  à propos de ce qu'il qualifie d'intention d'instaurer la dictature après le 23 décembre.

«C'est une grande hypocrisie et des manœuvres dilatoires qu'on peut remarquer du coté FCC. La majorité au pouvoir ne veut pas préparer les élections, mais plutôt une dictature qui ne dit pas son nom et la guerre par son comportement », a t-il dit au cours d’une conférence de presse organisée ce mercredi à Lubumbashi.

Kyungu wa Kumwanza a fait référence a son dernier séjour à Kamina, dans la province du Haut-Lomami. Toutes les activités politiques lui avaient été interdites, dit-il.

«Je suis allé à Kamina samedi 3 Novembre 2018 pour prendre langue avec l'opposition de cette contrée. Au lieu d’être accueilli par les militants de l'opposition, ces derniers se sont vus arrosés du gaz lacrymogène par la police  dans l'unique objectif d’empêcher nos activités à Kamina. Je tiens non seulement à dénoncer mais à dire qu'avec ce comportement nous risquons de connaitre une campagne électorale unilatérale, uniquement à l'avantage du FCC. Nous de l'opposition, nous n'aurons pas droit au chapitre. En réalité ,il n' y aura pas de liberté d'expression ici dans le Grand Katanga.  Nous sommes dans un régime de parti-Etat », a dit àACTUALITE.CD Antoine-Gabriel Kyung wa Kumwanza.

https://actualite.cd/2018/11/08/kyungu-le-fcc-ne-prepare-pas-les-elections-mais-tient-installer-une-dictature-au-pays

 

·         La CENI lance l’accréditation des témoins, observateurs et journalistes ce jeudi (officiel)

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) lance ce jeudi l’accréditation des témoins, des observateurs nationaux et internationaux ainsi que des journalistes pour les élections du 23 décembre 2018.

Pour les journalistes et les observateurs, l’opération va se dérouler du 8 au 10 décembre et pour les témoins du 8 novembre au 22 décembre. L’accréditation est faite pour les opérations de vote et de dépouillement ainsi que pour le Centre local de compilation des résultats.

La CENI précise que pour des raisons opérationnelles, les observateurs et journalistes internationaux doivent solliciter leur accréditation au siège de la CENI à Kinshasa. https://actualite.cd/2018/11/07/rdc-election-la-ceni-lance-laccreditation-des-temoins-observateurs-et-journalistes-ce

 

·         Fridolin Ambongo : « Pour la présidentielle, on pourrait utiliser le papier car il n’y a pas trop de candidats et pour les autres élections, la machine »

Le nouvel archevêque de Kinshasa, Monseigneur Fridolin Ambongo, dans une interview accordée ce mercredi 7 novembre 2018 à Rfi, s’est prononcé sur cette question d’actualité en République Démocratique du Congo.

S’agissant de la polémique autour de la machine à voter, le successeur du cardinal Laurent Mosengwo, a signifié qu’avec la volonté politique, on aurait pu trouver une solution intermédiaire.

« S’il y avait vraiment de la bonne volonté de la part de la classe politique au Congo, je crois qu’on aurait déjà trouvé une solution intermédiaire. Par exemple, l’élection présidentielle où il y a pas trop de candidats, on pourrait utiliser le papier et pour les autres élections, on pourrait utiliser la machine parce qu’il y a trop de candidats », a dit F. Ambongo. Pour l’archevêque de l’archidiocèse de la ville de Kinshasa, il ne faudrait pas que la machine à voter devienne un obstacle pour la tenue des élections. Fridolin Ambongo suggère que cette question fasse l’objet des discussions de la Tripartite Majorité-Opposition-CENI, afin de dégager un consensus.https://7sur7.cd/new/fridolin-ambongo-pour-la-presidentielle-on-pourrait-utiliser-le-papier-car-il-ny-a-pas-trop-de-candidats-et-pour-les-autres-elections-la-machine/

·         Jean-Pierre Lacroix (ONU) : « Nous devons évoluer par nos moyens et par nos modes d’action pour lutter contre l’ADF à Beni »

Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint de l’ONU en charge des opérations de maintien de la paix, en mission en RDC, a admis, ce mercredi 7 novembre 2018, que la stratégie adoptée contre les combattants ADF, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), doit s’adapter par rapport aux caractéristiques actuelles du terrain.

« Le mandat de la MONUSCO est très clair : neutraliser les groupes armés. C’est aussi un mandat de soutien. Nous devons travailler avec l’armée congolaise. Nous devons faire en sorte que cette collaboration soit totalement fluide. C’est la direction qui est prise. Face à l’ennemi qui est compliqué, qui, évolue lui-même très rapidement comme Ebola, si je dois prendre cette comparaison. Nous également nous devons évoluer par nos moyens, par notre mode d’action », a-t-il dit à Mavivi pendant sa mission dans cette région.

Il est dans une mission conjointe avec Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), d'évaluer la riposte contre l’épidémie d’Ebola dans cette région.

« L’environnement sécuritaire est dégradé, l’action des groupes armés, en particulier les ADF, appelle une réponse plus forte et concertée avec les forces de sécurité congolaises. Mais l’adversaire est un adversaire difficile, qui connaît le terrain, se fond dans la population. Les particularités du terrain rendent également les opérations très complexes. Nous travaillons pour améliorer l’efficacité de notre réponse, les moyens, l’entraînement, la connaissance des groupes. Je pense que nous obtiendrons des résultats. J’ajoute que l’action de la MONUSCO est essentielle pour soutenir la réponse sanitaire apportée par l’OMS et les autorités congolaises. Nous avons bon espoir de réussir », a t-il ajouté. https://actualite.cd/2018/11/07/jean-pierre-lacroix-onu-nous-devons-evoluer-par-nos-moyens-et-par-nos-modes-daction-pour

·     Evaluation du processus électoral : l’épiscopat catholique en Assemblée du 20 au 22 novembre

Pour sa part, l’Eglise protestante fait savoir dans un communiqué le mercredi 6 novembre, qu’elle n’a envoyé aucun de ses membres pour battre campagne au profit d’un quelconque candidat, parti politique, encore moins un regroupement politique.

De l’électricité en l’air au fur et à mesure que l’on s’approche des échéances électorales en République démocratique du Congo. La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a choisi de se réunir en Assemblée plénière extraordinaire du 20 au 22 novembre en cours. Ce, dans l’objectif d’évaluer le processus électoral actuel.

Tout un symbole, étant donné que cette rencontre des prélats catholiques est programmé trois jours avant le démarrage de la campagne électorale prévu le 23 novembre.
Selon le secrétaire général de la CENCO, l’abbé Donatien Nshole relayé par le site de la CENCO : " Du 20 au 22 novembre 2018, les Evêques de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) vont se réunir à Kinshasa en Assemblée Plénière extraordinaire pour évaluer le processus électoral ". Il a annoncé cette rencontre le lundi 5 novembre à l’issue d’une célébration eucharistique présidée par l’abbé Georges Kalenga, 2ème secrétaire général adjoint de la CENCO au Centre interdiocésain, à Kinshasa. Le Secrétaire Général de la CENCO a exhorté l’assistance à prier pour les Evêques pour que Dieu les accompagne dans ces assises. Il s’agit pour l’épiscopat catholique d’évaluer entre juin et novembre 2018 le processus électoral en cours. Mais déjà, l’Eglise catholique stigmatise le manque de consensus en ce qui concerne la machine à voter et aussi sur le fichier électoral.
http://www.forumdesas.org/spip.php?article17671

 

2.      DROITS DE L’HOMME

 

·         Les acteurs de la Société civile se disent prêts à accréditer les observateurs

Les organisations de la société civile affirment avoir entamé la formation de leurs observateurs pour les élections du 23 décembre. L'accréditation des observateurs, journalistes et témoins par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) se fait du 8 novembre au 22 décembre conformément au calendrier électoral.

Le directeur exécutif de la Synergie des Missions d’Observation des Élections (SYMOCEL), Djamba Abraham Bishop affirme que la formation des observateurs se poursuit dans toutes les provinces.

"Nos formateurs des coordinations provinciales étaient à Kinshasa  la semaine dernière et cette semaine nous avons déployé quelques missions dans les autres provinces du pays. Au fur et à mesure que la formation se fait, nous allons commencer les demandes des  accréditations. Il est important de souligner que l’observation à la SYMOCEL se passe à deux niveaux. Nous avons d’un côté l’observation de long terme et de l’autre côté l’observation de court terme.  La première se fait durant tout le processus jusqu’au jour du scrutin et compte 275 observateurs. Ces derniers vont ensuite former les observateurs au nombre de 20.000 qui seront là uniquement le jour du scrutin", a indiqué Abraham Djamba.

De son côté, Jérôme Bonso, président national d’Agir pour des élections transparentes et apaisées (AETA) indique que toutes les organisations membres de la société civile sont à pied d’œuvre sur l'ensemble du pays pour la formation des observateurs électoraux.

"Nous avons commencé la formation avec les membres de ces organisations de la société civile simplement parce que ce sont ces organisations qui ont la personnalité  juridique. Ce qui permettra l’accréditation facile de nos membres. Tous les autres observateurs seront accrédités avant le 23 décembre 2018. Nous aurons au total 10.000 observateurs dans l’ensemble du pays", a  dit Jérôme Bonso. https://actualite.cd/2018/11/07/rdc-elections-les-acteurs-de-la-societe-civile-se-disent-prets-accrediter-les

 

 

·         MILRDC organise un atelier de renforcement des capacités des médias d’information en ligne congolais, ce mardi

« La presse numérique en RDC : défis, rôle et perspectives » est le thème principal de l’atelier de renforcement des capacités qu’organise l’Association des Médias d’Information en ligne de la RDC, en collaboration avec la MONUSCO à l’endroit des médias d’information en ligne congolais, ce mardi à Kinshasa.

Au total, trois sous-thèmes seront développés par les intervenants. Le premier sous-thème, intitulé « défis » des médias en ligne congolais sera développé en trois points, à savoir : état des lieux du fonctionnement des médias en ligne, les médias en ligne et leur responsabilité, et le respect de la vie privée en ligne et la liberté d’expression.

Le deuxième sous-thème « rôle » est réparti en trois points essentiels, à savoir : la gestion  de l’information en période électorale et le cadre électoral, les droits de l’homme et mécanismes de protection, et la réflexion sur le traitement de l’information et son équilibre.

Le dernier sous-thème se basera sur les « perspectives des médias en ligne ». Il va développer les points ci-après : quel modèle économique pour les médias en ligne dans le nouvel écosystème numérique et Médias : collecte, traitement et diffusion de l’information.

Il faut signaler que le dernier sous-thème sera développé par l’ancien Responsable de l’association des Médias d’Information en Ligne de la RDC (MILRDC), Patient Ligodi, Responsable du site d’information www.actualité.cd.

https://cas-info.ca/2018/09/la-monusco-organise-un-atelier-de-renforcement-des-capacites-des-medias-dinformation-en-ligne-en-rdc-ce-mardi/

 

 

 

3.      SECURITE

 

·         L’ONU salue le travail abattu dans la riposte contre Ebola

Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire Général adjoint des Nations-Unies en charge des opérations de maintien de la paix et Tedros Adhanom, Directeur Général de l’OMS sont arrivés, ce mercredi, à Beni en vue de palper du doigt le travail de lutte contre Ebola sur terrain.

Au cours d’un échange avec les prestataires des soins, la deuxième personnalité de l’ONU a salué le travail accompli dans la lutte contre Ebola dans les deux Kivus et en Ituri. « Il y a des cas, il y a des nouveaux mais il y aurait dix fois plus des cas si vous n’aviez pas fait ce que vous avez réalisé. Nous faisons face à un défi énorme », a déclaré Jean Pierre Lacroix interrogé par Radio Okapi. Jean-Pierre Lacroix et Tedros Adhanom ont également visité un camp militaire situé dans le territoire de Beni où ils ont échangé avec les FARDC. https://cas-info.ca/2018/11/lonu-salue-le-travail-abattu-dans-la-riposte-contre-ebola/

·         Ebola : 4 agents de la riposte pris en otage près de Beni

Trois agents de la protection civile et un épidémiologiste ont été pris en otage brièvement par un groupe de miliciens Maï-Maï au niveau du village Matembo, situé sur la route entre Beni et Butembo (Nord-Kivu), a rapporté mercredi le ministère de la santé.

Selon le récit de l’équipe de communication de la coordination nationale de la riposte, ces trois personnes préparaient un enterrement digne et sécurisé d’un décès communautaire dans le village.

« Arrivée sur les lieux, l’équipe a procédé à la décontamination de l’habitation, au prélèvement sur le corps du défunt et à la préparation du corps pour l’enterrement. C’est à ce moment-là que les rebelles sont entrés dans le village et ont pris en otage les 4 agents de la riposte. L’alerte est remontée à la commission sécurité de la coordination qui a alors envoyé des policiers pour libérer les otages. Heureusement, les otages ont été retrouvés sains et saufs. Ils ont rapidement été libérés et le test laboratoire de l’échantillon était négatif », explique la même sourcehttps://actualite.cd/2018/11/08/rdc-ebola-4-agents-de-la-riposte-pris-en-otage-pres-de-beni