* Cette section est un condensé de la presse nationale et internationale, elle ne reflète en aucun cas le point de vue du Centre Carter. La sélection d’articles présentée n’a pas vocation à être exhaustive.

30 NOVEMBRE 2017 : " Journée de la colère " Une réussite pour l'UDPS, un échec pour le PPRD!

Journée de la colère "

Une réussite pour l'UDPS, un échec pour le PPRD!

 

Journée particulièrement agitée ce jeudi 30 novembre en RDC. Les forces de sécurité ont empêché les marches appelées par l’opposition pour la «journée de la colère». Le bilan provisoire est de un mort à Butembo et de nombreuses arrestations à travers le pays. Côté opposition, et côté majorité, on ne tire pas les mêmes enseignements de cette journée. 

 

Un mort confirmé à Butembo, des blessés par balles signalés dans plusieurs villes, des dizaines d'arrestations selon la société civile. C'est le bilan provisoire de la journée de mobilisation du jeudi 30 novembre en RDC, à l'initiative du Rassemblement de l'opposition et de la société civile pour réclamer le départ du président Kabila au 31 décembre 2017.

Bilan à Kinshasa et en province

Les manifestations avaient été interdites dans la plupart des grandes villes et elles ont été réprimées, comme à Kinshasa, avant même qu'un cortège puisse se former. Comme elle l'avait annoncé la police a en effet empêché les Congolais de converger vers les points de départs prévus. Une dizaine de cadres du Rassemblement (RASSOP), dont Jean-Marc Kabund, Jean-Bertand Ewanga et Martin Fayulu ont été interpellés, plusieurs heures, et disent-ils malmenés, par la police, qui n'était pas en mesure hier soir de donner un bilan précis, alors que le calme revenait dans la ville, où les activités ont été fortement ralenties.

Même scénario dans les grandes villes de province. Justin, trente-cinq ans, militait au sein du mouvement citoyen Parlement Debout, est tombé à Furu, un quartier situé au nord de la ville de Butembo. A Kananga, le président fédéral du MR, le parti politique de Clément Kanku, a été atteint d’une balle dans la jambe. Et à Mbuji-Mayi, c’est l’enlèvement, d’abord démenti ensuite confirmé de John Mbombo, le porte-parole du Rassop. Cet opposant a été retrouvé au bord d’un ravin, battu et poignardé. Son état de santé est jugé très critique. Dans le pays, la journée de jeudi a été particulièrement marquée par des violentes répressions des manifestations anti-Kabila: à Uvira, Bukavu, Beni, Lubumbashi, Kindu et ailleurs, les forces de l’ordre et de sécurité ont procédé à de nombreuses arrestations et n’ont pas lésiné sur les moyens pour débarrasser les artères et les chaussées des pneus brûlés et des barricades érigées par des militants de l’opposition. Les marches annoncées n’ont finalement pas eu lieu… Ce fut une journée ville morte et toutes les activités ont été paralysées.

Echec ou réussite de cette journée de la colère ?

Côté opposition, et côté majorité, on ne tire pas les mêmes enseignements de cette journée. 

Ils n’étaient qu’une poignée jeudi, en fin d’après-midi aux abords de la permanence de l’UDPS. Quelques militants, frustrés d’avoir été empêchés de manifester. Des cadres du parti aussi, que l’interpellation plus tôt de leur secrétaire général n’a pas découragés, estime Cercas Kasanda Gadjessa. «On a arrêté des militants… Un de ces jours nous allons chasser Kabila et toute l’imposture ! La marche n’a pas échoué ! Nous sommes non armés, nous faisons notre marche pacifique (mais) ils nous intimident et nous empêchent de marcher mais tant que la ville est paralysée, c’est une réussite totale », nous assure t-il. Mais du côté de la majorité on estime que c'est la peur et la sagesse qui ont poussé les Kinois à rester chez eux comme l'explique à RFI Dounia Kilanga, secrétaire permanent du PPRD à Kinshasa. « Le peuple a prouvé qu’il n’était pas avec les rassemblements, le peuple a démontré son attachement à la patrie, pour le bien-être de ce pays ! Certains ne sont pas sortis par peur et nous félicitons la maturité politique de notre peuple…» « La population a montré qu’elle veut des élections mais pas de trouble », estimait hier soir le chef de la police de Kinshasa pour qui la journée a été presque « normale ». Il en veut pour preuve, le cortège officiel du Premier ministre Bruno Tshibala, qui a sillonné plusieurs quartiers de la capitale sans problème dans l’après-midi, n’hésitant pas à saluer, tout sourire, les journalistes au passage.

 

Source:  http://www.rfi.fr/afrique/20171201-rdc-journee-colere-mort-arrestations-reussite-udps-echec-pprd

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RDC : Les manifestations Publiques interdites pour éviter «une éventuelle confrontation»!

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RDC: Les manifestations Publiques interdites  pour éviter «une éventuelle confrontation»!

L’hôtel de ville de Kinshasa  a interdit les manifestations de la Majorité présidentielle et de l’opposition [Rassemblement] prévues à Kinshasa le 28 et 30 novembre. Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André  Kimbuta constate que ces «manifestations, programmées quasiment aux mêmes dates, retiennent des itinéraires multiples, partant de plusieurs endroits de différentes communes avec des points de chutes qui s’entrecroisent, rendant ainsi difficile l’encadrement efficace de la Police».

André Kimbuta motive sa décision par le souci de contenir tout débordement qui résulterait de ces manifestations. «Tout en reconnaissant le droit légitime de manifestation reconnu à tout individu consacré dans la constitution, le conseil des ministres estime qu’il existe malheureusement des risques réels de confrontation sur terrain. En levant l’option de ne pas prendre acte de toutes ces manifestations, le gouvernement provincial a plus tenu compte de l’environnement et le contexte actuel du pays. Cela pour prévenir toute transformation des manifestations dites pacifiques en perturbation de l’ordre public», indique le gouvernement provincial de Kinshasa dans un communiqué.

Début novembre, l’opposition avait informé les autorités de la ville de Kinshasa de son projet d’une marche le 28 novembre prochain pour contester le calendrier électoral. La même date avait été également choisie par la Majorité présidentielle  en soutien à celui-ci. Afin d’éviter toute confrontation, l’opposition avait décalé sa manifestation de deux jours, soit le 30 novembre, avant que UNANA, un autre parti politique membre de la Majorité manifeste son intention d’organiser le même jour une manifestation de rue à l’occasion de l’anniversaire de sacréation. https://www.radiookapi.net/2017/11/27/actualite/politique/kinshasa-les-manifestations-de-la-mp-et-de-lopposition-interdites

 

·        L'opposition maintient son mot d’ordre, Malgré l’interdiction de manifester

Les manifestations prévues par l'opposition et la majorité cette semaine à Kinshasa sont interdites par les autorités. Le gouvernement provincial de la capitale estime que, vu le contexte actuel, il y a des risques de confrontation sur le terrain et de troubles à l'ordre public. La majorité voulait soutenir le calendrier électoral qui prévoit des élections dans 13 mois. L'opposition voulait marcher contre ce calendrier. Retour sur ce feuilleton à épisodes.

Episode 1 : l'opposition mobilise ses troupes contre le calendrier électoral. Rendez-vous est donné par le Rassemblement le 28 novembre. Episode 2 : la majorité présidentielle et un groupement d'association baptisé Front pour le référendum appellent à leur tour à manifester le même jour. Qu'à cela ne tienne. Episode 3 : l'opposition décale son mot d'ordre au 30. Episode 4: un parti proche du pouvoir la CCU appelle à son tour à manifester le 30. Episode 5 : les autorités interdisent toutes ces marches.

Pour l'opposition, c'est clair, cette interdiction était l'objectif des partis de la majorité. On a le droit d'appeler à manifester quand on veut, répond en substance André Atundu, porte-parole de la majorité présidentielle qui avait appelé à une marche le 28 : « A ce que je sache, il n’y a aucune disposition réglementaire, légale, constitutionnelle qui interdit aux partis politiques de manifester le même jour, même presque en même temps, sinon comment on ferait pendant la campagne. Une semaine serait réservée à la majorité, une semaine à l’opposition, une autre à la société civile, une autre aux indépendants ? Non. »

En face on crie au sabotage. Le président du Rassemblement Félix Tshisekedi affirme qu'il passera outre cette interdiction. « Avec les avis de manifestation qu’ils ont lancés en même temps que nous, ça cachait déjà ce genre de choses. C’est un ordre que nous allons totalement ignorer. L’appel à manifester est maintenu et il sera massivement suivi croyez-le », dit-il. Depuis dix jours, l'UE, les Etats-Unis, les Nations unies ou l’OIF notamment multiplient les communiqués pour dénoncer les restrictions aux libertés publiques en RDC contraires aux engagements pris par le pouvoir de tout faire pour organiser des élections crédibles.

Source: http://www.rfi.fr/afrique/20171127-rdc-malgre-interdiction-manifester-opposition-maintient-son-mot-ordre-felix-tshisek

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Le dernier mot de Robert Mugabe aux Zibambwéens !

Le dernier mot de Robert Mugabe 

aux Zibambwéens !

 

Vous m’apprécierez plus quand je serai parti, mes frères zimbabwéens.


J’écris cette lettre et j’espère que vous la lirez tous et que vous la partagerez. Mes jours sur cette terre sont comptés, Mais je sais qu’une fois que je serai parti, vous et vos enfants ne m’oublieront jamais. Je veux que vous compreniez que la raison pour laquelle je suis resté longtemps au pouvoir, pendant 36 ans, c’est parce que je veux donner du pouvoir à tous mes frères Zimbabwéens noirs. Aucun autre président dans tout le continent africain n’a fait ce que j’ai fait pour vous. Mais vous continuez à me sous-estimez.


Savez-vous que dans toute l’Afrique, les Zimbabwéens sont les seuls Noirs à posséder leur terre ?

 

Nous sommes les seuls Noirs à posséder et à exploiter nos moyens de production. Nous possédons nos propres entreprises et notre propre terre. C’est le vrai sens de l’indépendance. Indépendance politique et économique. J’ai combattu bec et ongles toute ma vie politique pour m’assurer que vous avez tous recu une indépendance politique et économique, je ne déteste pas les Blancs, non, pas du tout. Ce que je déteste, c’est qu’ils pensent qu’ils sont meilleurs que nous, qu’ils peuvent simplement venir dans notre pays et prendre nos ressources et notre terre, Et nous dire quoi faire, A cela que je dis non, Aujourd’hui, je suis heureux que presque toutes les terres sont en possession de mes freres noirs.

 

C’est à vous de mettre en application l’éducation que je vous ai donnée pour développer ces terres afin qu’elles soient productives, afin que vous puissiez vous nourrir de manière plus saine. Une chose dont je suis fier est que j’ai travaillé dur pour que nos ressources naturelles et nos terres soient rendues à leur juste valeur.

 

PROPRIÉTAIRES : Vous le peuple noir du Zimbabwe.


Allez voir dans d’autres pays d’Afrique, Juste ici à travers Limpopo, En Afrique du Sud, Mandela a vendu et a donné toute la terre et l’économie aux blancs, Les Noirs en Afrique du Sud seront esclaves de blancs pour toujours, Tant que l’homme noir ne serai pas maitre de sa propre terre, il continuera à souffrir dans son propre pays.


La vraie richesse est maintenant entre vos mains, je l’ai arrachée aux Blancs qui étaient venus vous la voler, Oui, Le monde était en colère contre moi et avait puni/sanctionné le pays entier (!!!), Mais je m’en fiche parce que je sais J’ai fait ce qui est juste, j’ai donné du pouvoir à mon peuple, Vous devez prendre soin de ces terres et des industries que je vous ai données. J’ai fait ma part, La balle est maintenant dans votre camp, Faites votre part maintenant, Vous vous souviendrez de moi et m’apprécierez pour ce que j’ai fait pour vous quand je serai parti ....


Votre président et leader de l’Afrique pour les Africains !


Robert Gabriel MUGABE !!
 

 

Source: http://www.forumdesas.org/spip.php?article13911

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VENTE DES MIGRANTS : La RDC rappelle son ambassadeur en poste à Tripoli

 

·        Vente des migrants 

 La RDC rappelle son ambassadeur en poste à Tripoli

 

Le ministre des affaires étrangères et Intégration Régionale, Léonard She Okitundu, a décidé de rappeler l’ambassadeur de la RDC à Tripoli suite au scandale de la vente des migrants africains comme esclaves en Libye. Dans un communiqué officiel rendu public lundi 21 novembre, le ministre a  condamné avec fermeté cette traite des noirs qui, dit-il, constitue des violations graves des droits humains et ont la particularité de raviver les plaies des souvenirs douloureux de la traite des esclaves noirs africains. “Le ministre des affaires étrangères et intégration régionale dénonce avec la plus grande vigueur et condamne de la manière la plus ferme ces abus les plus vils des droits humains qui entrent dans la catégorie des crimes contre l’humanité et ravivent des plaies séculaires profondément douloureuses pour le continent africain”, dit-il dans son communiqué.

En conséquence, le chef de la diplomatie congolaise a décidé de rappeler l’ambassadeur en poste à Tripoli pour s’entretenir avec les autorités du pays des moyens d’identifier d’éventuels compatriotes en Libye et des mesures devant assurer leur rapatriement. “Tout en saluant l’ouverture d’une enquête judiciaire par les autorités libyennes, le Ministre des Affaires Étrangères et intégration Régionale a décidé de rappeler l’Ambassadeur de la République Démocratique du Congo à Tripoli, afin que ce dernier vienne éclairer la lanterne des autorités compétentes ainsi que les services spécialisés sur la situation réelle dans ce pays pour qu’une mission d’identification et le cas échéant de rapatriement digne soit menée, si nos compatriotes se trouveraient dans cette situation horrifiante”, a-t-il fermement décidé.

Léonard She Okitundu souhaite également que le prochain sommet Afrique-Europe inscrive la question migratoire à son ordre du jour pour aboutir à des solutions concertées entre tous les partenaires. “Souhaite que la question migratoire soit prioritairement inscrite à l’ordre du jour du prochain sommet Afrique-Europe qui se tiendra à Abidjan, afin que de concert avec les différents partenaires des solutions concertées soient trouvées à ce fléau”, a-t-il recommandé. Après le Burkina Faso qui a également rappelé son ambassadeur en poste à Tripoli pour consultation dimanche 20 novembre, la RDC, elle aussi, emboîte le pas. De son côté, la Côte d’Ivoire a, elle, rapidement affrété un avion pour rapatrier ses 150 ressortissants qui se trouvaient en territoire libyen.

Source: https://actualite.cd/2017/11/22/vente-migrants-rdc-rappelle-ambassadeur-poste-a-tripoli/

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NON A L'ESCLAVAGE : L’UPJ condamne la vente aux enchères des migrants en Libye

  • Dossier esclavage : L’UPJ condamne la vente aux enchères des migrants en Libye

L’Union panafricaine de la jeunesse (UPJ) condamne la vente aux enchères des migrants en Libye, selon un communiqué de cette organisation internationale de samedi dernier parvenu lundi 20 novembre à Radio Okapi. «Nous sommes indignés et infligés par ces atrocités inhumaines. L’Afrique ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye», a fustigé Francine Muyumba, présidente de l’UPJ. Il y a quelques jours, la chaîne américaine CNN a diffusé un reportage montrant que des migrants étaient vendus comme esclaves près de Tripoli. Leurs prix variaient entre 400 et 700 Euros. «Chose inacceptable et condamnable», tonne la présidente de l’UPJ, qui rappelle la nécessité de la création d’emplois dans les pays africains. «Ces actes nous rappellent de plus en plus la nécessité de la création d’emplois des jeunes (…) écouter les jeunes, considérer les jeunes, impliquer les jeunes, former les jeunes car le manque de cette politique est la raison qui pousse les jeunes africains à abandonner leurs Etats», explique l’UPJ. La présidente de cette organisation panafricaine demande ainsi à chaque dirigeant africain de prendre la responsabilité «d’assurer le retour au pays de ces compatriotes ressortissants (…)».

https://www.radiookapi.net/2017/11/20/actualite/politique/lupj-condamne-la-vente-aux-encheres-des-migrants-en-libye

 

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BILAN DE LA MARCHE DU 15 NOV. - LUCHA : Yalala, 15 ans, les menottes de la honte !

 

BILAN DE LA MARCHE - LUCHA

Yalala, 15 ansles menottes de la honte !

 

Il y a 24 heures, elle était une parfaite inconnue. Maintenant, elle est une véritable attraction sur les réseaux sociaux en RDC. Elle a 15 ans. Elle est en troisième des humanités. Elle habite Idjwi Sud, cette petite île aussi belle que rebelote la province du Sud-Kivu. Elle a été là. Là, dans la foule quand la police est  venue « ramasser » les militants qui manifestaient pour rejeter le calendrier électoral de la Ceni et demander la démission de Joseph Kabila. Elle savait ce qui se passait. Elle était informée. Elle qui vit aux rythmes des revendications depuis près d’une année. Elle dont le père, Claude Yalala, milite activement au sein de la LUCHA voilà une année. « Elle était là dans la foule. Je l’ai vue venir vers les policiers. Elle était en colère. Elle a d’abord demandé la libération des personnes qui étaient arrêtées dont son père. Face au refus des policiers, elle a demandé ensuite qu’on l’emmène aussi », a dit à ACTUALITE.CD le militant Zaza, témoin de la scène. Selon les témoins, la petite Yalaya a été détenue de 11 heures à 14 heures. Son père, lui, a passé nuit en détention et n’a été libéré que ce matin, mais sans son téléphone. Avant Yalala, une autre jeune femme s’était faite remarquer. Beaucoup l’ont surnommée Jeanne d’arc congolaise.  Elle s’appelait Rebecca Kavugho, militante de la LUCHA. Elle et ses compagnons avaient été arrêtés le 16 février 2016 et condamnés à six mois de prison pour « incitation à la désobéissance ». Libérés  le 26 juillet 2016 de la prison de Munzenze à Goma à la faveur d’une grâce présidentielle alors qu’il leur restait moins d’un mois à purger, ils avaient refusé la grâce présidentielle par solidarité envers d’autres personnes détenues injustement. Ils avaient finalement été expulsés de force de la prison. « J’ai déjà entendu parler d’elle. Elle participe aux réunions à Idjwi.  C’est une congolaise. C’est une citoyenne qui se révolte. Les menottes, c’est la honte. Je suis choquée de voir que même les mineurs commencent à s’impliquer. C’est l’état du pays. Personnellement, je l’encourage, bien que j’aurai souhaité qu’elle attende d’avoir 18 ans », a dit à ACTUALITE.CD Rebecca Kavugho. Après sa libération, la petite Yalala s’est confiée à Zaza. « Je suis prête à me battre pour mon pays, pourquoi vous ne m’acceptez pas dans le mouvement. Je veux être avec vous », a rapporté le militant à ACTUALITE.CD.  Interrogé, le porte-parole de la Police, Colonel Pierrot Mwanamputu, ne reconnaît pas que Yalala ait été interpellée. « Notre chargé de communication au Sud-Kivu nous informe que pour la journée d’hier 12 militants du mouvement S’EN EST TROP ont été arrêtés par la police et transmis au cachot de la chefferie. C’est lors de la marche organisée par ledit  mouvement pour réclamer la tenue dans le bref délai  des élections en RDC. Il n’y avait pas de militantes surtout pas de mineures ». A la question de savoir comment il explique cette photo, l’officier de police botte en touche : « Vous poserez la question auprès de ceux qui vous ont envoyé cette image. A eux de répondre à cette question ». 

Source: https://actualite.cd/2017/11/16/yalala-15-ans-menottes-de-honte/

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RDC: La veille du 15 novembre, la MONUSCO interpelle le gouvernement sur le droit de manifester !

 

La veille du 15 novembre, la MONUSCO interpelle le gouvernement sur le droit de manifester !

La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a demandé ce mardi 14 novembre 2017 aux autorités congolaises à veiller au respect du droit de manifester.

« Au moment où plusieurs organisations politiques et de la société civile appellent à des manifestations sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo à partir de 15 novembre, la Mission de de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) réitère son attachement au respect des droits de l’homme et à l’expression pacifique des opinions », dit la MONUSCO dans un communiqué. Le mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA) a appelé à une manifestation le 15 novembre 2017 pour exiger l’alternance politique en RDC. « Le 15 novembre 2017, journée de manifestations sur toute l’étendue du pays : il est demandé aux Congolais de manifester pacifiquement dans leurs quartiers en fermant les routes et les avenues, en observant une journée sans école ni université ni marché, et en exigeant aux bureaux de l’administration de fermer leurs portes. Cette journée est destinée à démontrer la capacité de mobilisation et de préparation du peuple avant l’assaut final le mercredi 28 novembre », avait déclaré le mouvement citoyen dans une déclaration faite lundi 6 novembre 2017.

Cet appel a été répercuté par les opposants et d’autres mouvements citoyens.

« La Dynamique appelle le peuple congolais à participer massivement à toutes les actions projetées par le Rassemblement et à celles annoncées par les mouvements citoyens, notamment celle du 15 novembre prochain initiées par la LUCHA, FILIMBI, Les Congolais Debout et d’autres associations et mouvements des jeunes (…). Seule une TRANSITION SANS KABILA demeure la solution la plus viable pour assainir la situation politique, sociale et sécuritaire nécessaire à la préparation des élections crédibles et apaisées dans notre pays », avait renchéri la Dynamique  de l’opposition dans une autre déclaration.

Pour Maman Sidikou, Représentant spécial du Secrétaire général en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, « dans le contexte actuel de transition politique, il est important que toutes les voix puissent s’exprimer dans le calme et de façon pacifique. Conformément à son mandat, la MONUSCO se réserve le droit d’observer les événements et de rapporter d’éventuelles violations des droits de l’homme. »

 

Source: https://actualite.cd/2017/11/14/rdc-veille-15-novembre-monusco-interpelle-gouvernement-droit-de-manifester/

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ALERTE - LES ONG INTERNATIONALES alertent sur la levée du moratoire sur l’attribution de concessions d’exploitation forestière

 

        Des ONG internationales alertent 

sur la levée du moratoire sur l’attribution de concessions d’exploitation forestière

Global Witness, Rainforest Foundation Norvège, Rainforest Foundation UK, Greenpeace et le Réseau des Ressources Naturelles s’opposent à la décision du gouvernement congolais de  lancer le processus visant à lever son moratoire sur l’attribution de nouvelles concessions industrielles d’exploitation forestière. Ces ONG considèrent cette initiative comme destructrice et appellent les négociateurs à la COP23 de la CCNUCC à demander au gouvernement congolais de renoncer à ses plans. Pour les ONG, cette annonce met en danger la deuxième plus grande forêt tropicale du monde et entraînerait une augmentation significative des émissions de carbone, y compris provenant d’importantes tourbières récemment découvertes, qui reposent sous de larges zones de la forêt de la RDC « Nous nous inquiétons aussi de voir le Ministère de l’Environnement et du Développement durable proposer la cession de droits portant sur deux millions d’hectares de forêt à Silvere, une société inconnue, en échange de son soutien financier à la levée du moratoire. Une expansion de l’exploitation industrielle en conséquence de la levée du moratoire provoquerait un raz de marée de destruction environnementale, d’abus sociaux et de corruption dans la deuxième plus grande forêt tropicale du monde. Cela entraînerait également une augmentation significative des émissions de carbone, y compris provenant d’importantes tourbières récemment découvertes, qui reposent sous de larges zones de la forêt de la RDC », rapportent les organisations. Global Witness, Rainforest Foundation Norvège, Rainforest Foundation UK, Greenpeace et le Réseau des Ressources Naturelles appellent les autorités congolaises  à déclarer le maintien du moratoire et à annuler et publier les informations relatives à tout accord passé avec la société Silvere. « Nous encourageons la communauté internationale à soutenir le gouvernement de la RDC pour l’annulation immédiate des cinq millions d’hectares de concessions forestières qui opèrent actuellement dans le pays sans plan de gestion, et sont donc en situation d’illégalité », ajoutent ces ONG. 

Source: https://actualite.cd/2017/11/12/rdc-ong-internationales-alertent-levee-moratoire-lattribution-de-concessions-dexploitation-forestiere/

 

 

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WWF PUBLIE SON ÉTUDE SUR L’EXPLOITATION MINIÈRE ET LA CONSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ

POUR UNE MEILLEURE PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT DANS LE BASSIN DU CONGO


WWF PUBLIE SON ÉTUDE SUR L’EXPLOITATION MINIÈRE ET LA CONSERVATION DE LA BIODIVERSITÉ
vendredi 10 novembre 2017
 

Le Bureau Régional du WWF pour l’Afrique centrale a rendu publique une étude qui fait ressortir les liens entre l’exploitation minière et la biodiversité dans le Bassin du Congo dans quatre pays de la sous-région, à savoir, le Cameroun, le Gabon, le Congo et la République démocratique du Congo. 

Cette étude analyse la situation actuelle et formule des recommandations sur le secteur minier dans les forêts du Bassin du Congo, afin d’éviter que le développement du secteur minier ne mette en péril les habitats forestiers, la biodiversité et les écosystèmes. L’étude a été menée, en outre, pour que le secteur minier ne puisse affecter négativement les communautés qui dépendent largement des ressources forestières.
Selon cet organisme environnemental, cette étude fournit des données précises et des outils aux parties prenantes et décideurs qui ont besoin d’informations appropriées sur les zones minières et forestières dans le Bassin du Congo. Elle fournit aussi des propositions concrètes pour limiter les risques de l’exploitation minière sur la biodiversité. 
D’après le Directeur WWF pour l’Afrique centrale, Marc Languy, "cette étude est un outil important pour tous les acteurs présents dans le domaine de l’environnement dans le Bassin du Congo. 
Le WWF invite donc tous les concernés à « analyser ses conclusions et à le rejoindre dans la promotion de la conservation des services rendus de la biodiversité et des écosystèmes dans le Bassin du Congo".

AUTRES THEMATIQUES


Bien que l’exploitation minière contribue de manière significative au développement économique dans la sous- région, un certain nombre de facteurs, dont l’absence de cadre politique solide, de non-conformité et la faible ou le manque d’application des normes environnementales, pourraient conduire à un impact négatif. Il s’agira entre autres du manque de développement non durable, assorti de confits liés à l’utilisation des terres, à des impacts environnementaux néfastes, une perte de la biodiversité, aux changements des paysages et à des avantages inappropriés pour les communautés locales. 
En ce qui concerne les différentes thématiques (huile de palme durable, lutte contre le braconnage, gestion des zones protégées, gouvernance et responsabilités des marchés, etc.) , sur lesquelles le WWF travaille dans le Bassin du Congo, représentent une opportunité pour construire des modèles innovants, avec les différentes parties prenantes. 
Le WWF est persuadé qu’une partie importante des services environnementaux de la zone forestière pourrait être maintenue si les outils de guidage appropriés étaient fournis aux décideurs.


Tout récemment, dans sa nouvelle approche globale, le WWF a décidé d’orienter ses efforts mondiaux et locaux sur six objectifs : l’eau douce ; les espaces marins ; la forêt ; la faune sauvage ; l’agriculture ; le climat et l’énergie. WWF a, par ailleurs, cible trois thématiques transversales : la gouvernance, les marchés et les finances internationales. 
Plus que tout autre secteur, le secteur minier est celui pour lequel ces trois thématiques transversales sont les plus indiquées pour apporter le changement, dont nos sociétés ont besoin, sur base d’une croissance durable et inclusive. 


Fyfy Solange TANGAMU

Source: http://www.forumdesas.org/spip.php?article13756

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AFFAIRE KINGAKATI – CENI " Un Mémorandum pour exiger la démission de Basengezi” – Muhindo Nzangi (G7)

 

·     Affaire Kingakati –CENI 

“Nous déposons un mémorandum ce jeudi

pour exiger la démission de Basengezi” – Muhindo Nzangi (G7)

Les députés du G7 vont déposer, ce jeudi 9 novembre 2017, un mémorandum à l’Assemblée nationale pour demander la démission de Norbert Basengezi, vice-président de la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Dans une interview accordée à ACTUALITE.CD, le député MSR/opposition Muhindo Nzangi déclare que Norbert Basengezi est totalement dépendant du PPRD, parti présidentiel, et n’aspire donc pas confiance, comme tous les autres membres de la Ceni, pour organiser les élections

Pourquoi exigez-vous la démission de Basengezi ?

Pour nous, Norbert Basengezi a commis une triple faute lourde. D’abord, il a violé son serment qui interdit aux membres de la Ceni d’exercer une activité susceptible de nuire à l’indépendance, à la neutralité, à la transparence et à l’impartialité de la Commission électorale nationale indépendante. Il a délibérément violé les articles 12  et 22 de la loi organique n° 13/012 du 19 avril 2013 modifiant et complétant la loi organique n° 10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Commission Électorale Nationale Indépendante, qui stipule que les membres de la CENI jouissent de la totale indépendance par rapport aux forces politiques qui les ont désignés. Enfin, sa présence à Kingakati est une démonstration de son appartenance à Mr Joseph Kabila.  Il s’identifie au pouvoir en place.

Mais l’article 25 bis alinéa 5 de la loi sur la Ceni, dispose que le vice-président de la Ceni veille à l’information des partis et candidats sur le processus électoral…

Au cours de cette journée, nous avons reçu plusieurs versions du concerné, de la Ceni, du porte-parole du gouvernement et des personnalités de la MP qui tentaient de justifier désespérément la boutade. Tantôt c’est l’article 25bis, soit que la loi ne l’interdit pas de rentrer chez lui, soit encore qu’il était dans un cadre familial. La vérité est qu’il a participé à une réunion stratégique du PPRD qui se prépare pour gagner les élections, selon le compte rendu lu sur Radio Okapi.

Vous vous attardez à protester contre le calendrier électoral alors que le temps n’attend pas ?

Sa présence dans une réunion stratégique du PPRD, au lendemain de la publication du calendrier, est une preuve suffisante que ce calendrier est un canular qui entre dans la stratégie de la MP pour passer la date du 31 décembre 2017.

La priorité aujourd’hui pour l’opposition c’est le départ de Kabila ou les animateurs de la Ceni ?

La priorité pour le peuple congolais, c’est l’alternance pacifique au sommet de l’État. Or aujourd’hui, il est de toute évidence que Kabila ne veut pas permettre l’organisation des élections pour son remplacement. Il compte bien profiter de chaque seconde qui passe pour que les élections ne soient pas organisées. Le peuple est dans son ensemble d’avis, avec l’opposition, que pour espérer aux élections il faut écarter Kabila de la présidence du pays.

Quand est-ce que l’opposition va penser à se préparer pour les élections ?

Au niveau de l’opposition, surtout au G7, nous sommes prêts pour les élections. Même demain, si elles sont organisées, nous aurons des candidats à tous les niveaux. Nous avons notre champion, candidat Président, Moïse Katumbi. Nous avons déjà adopté notre projet de société et le plan de développement de la RDC. Nous avons des partis politiques et des candidats partout. Bref, nous sommes prêts.

Source: https://actualite.cd/2017/11/09/deposons-memorandum-jeudi-exiger-demission-de-basengezi-muhindo-nzangi-g7/

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