Après la Seconde Guerre mondiale, la communauté internationale a agi collectivement, reconnaissant les atrocités qui peuvent se produire dans les situations de conflit, les dégâts et la douleur qu'un Etat peut infliger à son peuple, et l'exigence fondamentale que les réfugiés soient protégés et puissent exercer leurs droits. Cela a donné lieu à l'élaboration des principes du droit international des droits de l'Homme, et à la rédaction de la Charte de l'ONU, une initiative ayant pour but de s’assurer que l'injustice vécue pendant la guerre ne se reproduise plus.

Le droit international des droits de l'Homme porte sur les droits civils et politiques (droit à la vie, droit de ne pas subir la torture et de ne pas être tenu en esclavage ou en servitude, participation politique, liberté d'expression, liberté de réunion, etc.) et les droits économiques, sociaux et culturels (droit à la santé et à l'éducation, droits du travail, etc.). Des traités propres aux droits de l'Homme ont également été élaborés à l'intention des groupes dont les droits sont censés être particulièrement susceptibles d'être violés, comme les femmes, les enfants, les groupes ethniques minoritaires, les réfugiés, les peuples autochtones et les personnes handicapées. 

Le droit international des droits de l'Homme régit la relation qui existe entre la population qui réside sur le territoire national, les citoyens et les pouvoirs publics. En vertu du droit international des droits de l'Homme, les États ont pour obligation de respecter, protéger et instaurer les droits de leurs citoyens. Ainsi, les Etats doivent respecter les droits de l’Homme ce qui signifie éviter d’intervenir ou d’entraver l’exercice des droits de l’Homme. Les États ont aussi pour obligation de protéger les personnes des violations des droits de l'Homme. Enfin, les États ont pour obligation d’instaurer les droits de l'Homme, ce qui signifie qu'ils doivent prendre des mesures positives pour s’assurer que les personnes puissent exercer pleinement leurs droits.

Depuis sa création, l'ONU tient une place centrale dans les progrès réalisés en matière de droits de l'Homme par le biais de ses conventions, protocoles, résolutions, déclarations et accords. Les organisations intergouvernementales régionales, comme l'Union Africaine, ont elles aussi élaboré des principes relatifs au droit international des droits de l'Homme. Le droit coutumier international est également clef. D'autres documents peuvent aider à comprendre et  interpréter les droits de l'Homme, notamment les déclarations, les lignes directrices et les principes adoptés par les organisations intergouvernementales à l’échelle internationale et régionale.

Il y a quatre sources du droit international des droits de l'Homme :

  1. Le « droit des traités » : conventions internationales et régionales, comme les conventions relatives aux droits de l'Homme de l'ONU et de l'Union Africaine.
  2. Le droit coutumier international, comme l’interdiction du génocide.
  3. Les principes généraux du droit reconnus par les nations civilisées, comme le principe de non-discrimination
  4. D'autres sources, comme les décisions judiciaires et les publications d’éminents juristes 

Contrairement au droit national, le droit international n'émane pas d'un seul organe législatif ou d'une unique institution d'application de la loi. Le droit international s'appuie sur l'engagement des États à le respecter et sur la pression politique de la communauté internationale. Mais des organes de supervision et des instances de recours sont en place pour veiller à ce que les États remplissent leurs obligations en matière de droits de l'Homme.