Les États qui ont ratifié un traité (comme par exemple une convention) acceptent d'adhérer aux diverses dispositions contenues dans le document. Lorsque les États ne remplissent pas leurs obligations relatives aux droits de l'Homme, un certain nombre d'organes de traités et de mécanismes non-conventionnels a été mis en place pour les en tenir responsables. Dans beaucoup de pays, quand un traité est ratifié, il fait partie du droit national. Cela signifie qu’il est possible de faire appel aux tribunaux nationaux pour pousser leur gouvernement à respecter ses obligations internationales.
 
Presque tous les traités de l'ONU s'accompagnent d'un organe de supervision quasi judiciaire, appelé organe de traité. 
 
Le Conseil des Droits de l'Homme (CDH) est formé de 47 États membres de l'ONU élus par l'Assemblée Générale. Cet organe intergouvernemental de l'ONU est mandaté pour promouvoir et protéger les droits de l'Homme dans le monde. Le CDH discute  les violations des droits de l'Homme et émet des recommandations pertinentes. Le CDH dispose de plusieurs instances, notamment :
  • L’Examen Périodique Universel, dans le cadre duquel est évaluée la situation des droits de l'Homme de tous les États membres de l'ONU ;
  • Le Comité Consultatif, qui apporte une expertise et donne des conseils sur des problématiques relatives aux droits de l'Homme ; 
  • Le Procédé de Plainte, visant à répondre aux situations où se produisent régulièrement des violations des droits de l'Homme flagrantes, systématiques et démontrées de manière fiable, et selon lequel les personnes et les groupes en témoignant peuvent les porter à l'attention du Conseil;
  • Les Procédures Spéciales de l'ONU, composées de rapporteurs et de représentants spéciaux, d'experts indépendants et de groupes de travail tenant des fonctions de surveillance, d'étude, de conseil et de préparation de rapports publics sur des problématiques particulières relatives aux droits de l'Homme ou à une situation nationale donnée. 
La Cour Internationale de Justice (CIJ), organe judiciaire de l'ONU, est mandatée pour arbitrer les conflits juridiques soumis par les États membres. Elle est aussi chargée de donner aux agences des Nations Unies et à l'Assemblée Générale des avis consultatifs sur les questions juridiques. Elle se penche parfois sur les questions relatives aux droits de l'Homme et fait référence au droit international des droits de l'Homme dans ses avis consultatifs. 
 
Plusieurs autres tribunaux ont aussi été créés par l'ONU pour juger des violations des droits de l'Homme particulièrement flagrantes et du droit international humanitaire ; par exemple, le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie et le Tribunal Pénal International pour le Rwanda.
 
La Cour Pénale Internationale (CPI) a été établie par le Statut de Rome, qui est entré en vigueur en 2002. Au 1er mai 2013, 122 pays étaient parties au Statut de Rome. De ce fait, leurs citoyens peuvent être jugés par la CPI. La CPI est un tribunal permanent dont le mandat consiste à poursuivre les personnes accusées de génocide, de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et de crimes d'agression (le crime d'agression ne pouvant cependant pas faire l'objet de poursuites judiciaires avant 2017, au plus tôt). La CPI peut uniquement se déclarer compétente lorsque les tribunaux nationaux ne veulent pas ou ne peuvent pas procéder aux investigations ou aux poursuites judiciaires relatives à ces crimes.
 
Les organisations intergouvernementales, comme l'ONU ou l'Union Européenne, ainsi que les autres membres de la communauté internationale, peuvent imposer des sanctions.