L'Organisation de l'Unité Africaine, désormais devenue l’Union Africaine (UA), a adopté la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en 1981. D'autres instruments de défense des droits de l'Homme ont été élaborés depuis, plus particulièrement la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l'Enfant (1990) et le Protocole se rapportant à la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples concernant les Droits de la Femme en Afrique (2003).
 
La Commission Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples et le Comité Africain d'Experts sur les Droits et le Bien-être de l'Enfant sont chargés de protéger et d'interpréter les droits réaffirmés par les deux chartes. Les États doivent soumettre à chaque comité des rapports périodiques sur l'application de chaque charte sur leur territoire national. Les ONG et les autres organismes de la société civile peuvent soumettre des rapports parallèles à la Commission au sujet de la situation des droits de l'Homme dans chaque État. Après un dialogue constructif avec l'État partie, les Commissions émettent des Observations Finales et des recommandations. Les États et les personnes peuvent déposer des plaintes relatives aux violations présumées des droits réaffirmés par la Charte Africaine auprès de la Commission.
 
La Cour Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples (CADHP) a été établie par un Protocole se rapportant à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples. Elle est chargée de rendre des décisions relatives au respect et à l’application de la Charte par chaque État. La CADHP a émis sa première décision en 2009, jugeant inadmissible une demande de procédure contre le Sénégal.
 
L'UA a mis en place les instruments de défense des droits de l'Homme suivants :