En vertu du droit international et régional, les droits de l'Homme doivent être protégés aussi bien en temps de paix qu'en temps de conflit armé. Les États ont l'obligation de protéger les droits des populations civiles. En période de conflit, les civils sont protégés par le droit international humanitaire (DIH).
 
Le droit international humanitaire s’applique en temps de conflit armé, et porte sur deux domaines :
  • Le droit international humanitaire a pour objectif de restreindre l'impact d’un conflit armé sur les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités. Il protège ceux qui ne participent pas aux combats, comme les civils, et ceux qui ont cessé de participer aux combats, comme les personnes malades, les blessés et les prisonniers de guerre. Les personnes qui ne participent pas aux combats doivent être protégées, traitées humainement dans toutes les circonstances et bénéficier d'une protection juridique. Les personnes malades et blessées doivent être soignées et protégées.
  • Le droit international humanitaire fixe les droits et les obligations des parties à un conflit armé. Il limite le choix des moyens et méthodes de guerre de nature à causer des pertes inutiles ou des souffrances excessives. Non seulement le droit international humanitaire oblige les parties au conflit à adhérer à un code de conduite particulier, mais il exige aussi que les États, y compris ceux qui n'interviennent pas dans le conflit, garantissent le respect du droit international humanitaire. Les États doivent communiquer les lois associées au droit international humanitaire à leurs forces armées et au public. Ils doivent prévenir et sanctionner les violations du DIH. 
Les Conventions de Genève et de La Haye constituent le socle du droit international humanitaire. La première Convention de Genève a été signée en 1864, puis révisée afin que soient protégés les soldats malades et blessés et les prisonniers de guerre. En 1949, la Convention de Genève a été remplacée par quatre Conventions, les « Conventions de Genève ». Les quatre Conventions de Genève forment la pierre angulaire du droit international humanitaire et ont été ratifiées par presque tous les pays du monde. Les Conventions de La Haye (1899 et 1907) ont été élaborées à la même époque pour réglementer les comportements pendant les conflits armés. 
 
D'autres conventions et protocoles ont été élaborés depuis 1949. Ils portent sur l'utilisation et la vente de mines antipersonnel, d’armes chimiques, de certaines armes classiques, d’armes à laser et d’armes à sous-munitions. L'ONU a aussi adopté un protocole se rapportant à la Convention sur les Droits de l'Enfant concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés. 
 
Le Comité International de la Croix-Rouge est à la fois le garant et le promoteur des Conventions de Genève et des autres traités du droit international humanitaire. Le respect et l’application des principes du droit international humanitaire relève cependant des États qui adhèrent aux traités pertinents.
 
Le conflit qui se poursuit en RDC a fait le plus grand nombre de morts depuis la Seconde Guerre Mondiale. Depuis le début des hostilités en 1998, environ 5,4 millions de personnes ont été tuées pendant le combat, ou ont indirectement perdu la vie à cause du conflit, à cause de la famine ou de la dégradation de leur santé. Près de la moitié des personnes décédées sont des enfants.