Le droit pénal international (DPI) énonce la responsabilité pénale des personnes qui commettent certains types de crimes, souvent appelés « crimes internationaux ». Il n'existe pas de définition générique des « crimes internationaux ». Certains crimes internationaux étant définis par le droit coutumier, leur définition est universellement applicable. Le génocide, les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et l'agression sont les principaux crimes traités par le droit pénal international. Les autres crimes internationaux sont dérivés des traités qui exigent que les pays signataires pénalisent certains comportements. 
 
Les procès de Nuremberg et de Tokyo, où des chefs de guerre ont été poursuivis pour les crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis pendant la Seconde Guerre Mondiale, ont dessiné les fondements du droit pénal international. Depuis, un certain nombre de tribunaux internationaux ont été mis en place pour juger les crimes internationaux, notamment les Tribunaux Pénaux Internationaux pour l'ex-Yougoslavie (1993) et le Rwanda (1994), tous deux établis par le Conseil de Sécurité de l'ONU en réponse aux accusations d'épuration ethnique et de génocide.
 
La Cour Pénale Internationale (CPI) a été établie par le Statut de Rome qui est entré en vigueur en 2002. En mai 2013, cent-vingt-deux pays étaient parties au Statut de Rome. La CPI est un tribunal permanent dont le mandat consiste à poursuivre les personnes accusées de génocide, de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et de crimes d'agression (le crime d'agression ne pouvant pas faire l'objet de poursuites judiciaires avant 2017, au plus tôt). La CPI peut uniquement se déclarer compétente lorsque les tribunaux nationaux ne veulent pas ou ne peuvent pas procéder aux enquêtes approfondies ou aux poursuites judiciaires relatives aux crimes susmentionnés.