Les États ont pour responsabilité de protéger leurs citoyens. Lorsque les États ne peuvent ou ne veulent pas les protéger, les citoyens sont parfois obligés de se réfugier à l'étranger. L'Article 14(1) de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme affirme que « devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays ». Étant donné la vulnérabilité exceptionnelle des personnes déplacées, il existe des normes internationales pour protéger les réfugiés, à savoir le droit international relatif aux réfugiés (DIR)
 
La Convention de l'ONU relative au Statut des Réfugiés (1951) (la « Convention ») forme la base du droit international relatif aux réfugiés. En vertu de la Convention, les États sont obligés d'octroyer aux réfugiés présents sur leurs territoires respectifs des droits et une protection minimale. Par « réfugié », la Convention désigne une personne qui :
  • craint avec raison d’être persécuté à cause de sa race, religion, nationalité, son appartenance à un groupe social donné ou son opinion politique ;
  • se trouve à l'extérieur du pays dont elle a la nationalité ; et
  • ne peut ou ne veut pas demander la protection du pays en question, ou y retourner, par crainte d'être persécutée.
 
Un Protocole ajouté à la Convention en 1967 lève les restrictions temporelles et géographiques dans la définition d'un réfugié. La vaste majorité des États est partie à la Convention et à son protocole.
 
La Convention sur les réfugiés réaffirme le droit pour un réfugié d'être protégé contre un rapatriement forcé (refoulement), vers un territoire où sa vie ou sa liberté serait menacée. Le refoulement est également interdit par les instruments internationaux et régionaux de défense des droits de l'Homme. Il est important de remarquer que l'interdiction du refoulement est acceptée dans le droit coutumier international, ce qui signifie qu'il est également interdit aux États qui ne sont pas parties à la Convention de renvoyer par la force les réfugiés dans des endroits où leurs vies ou libertés seraient menacées.
 
La Convention ne dispose pas d'un organe conventionnel chargé de surveiller sa mise en œuvre. Elle confie au Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) (fondé en 1950) la mission de protéger les réfugiés et d'identifier des solutions durables à leur situation.
 
Quelques traités régionaux ont été élaborés en réponse à la question des réfugiés. Par exemple, l'Organisation de l'Unité Africaine (devenue l'Union Africaine) a adopté la Convention régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique (1969). La RDC a ratifié cette Convention. La Convention Africaine définit le réfugié de façon plus générale que la Convention de l'ONU sur les réfugiés de 1951. Elle octroie le statut de réfugié à toute personne devant quitter son pays « du fait d'une agression, d’une occupation extérieure, d’une domination étrangère ou d’événements troublant gravement l'ordre public dans une partie ou la totalité de son pays d'origine ou du pays dont elle a la nationalité », qu'elle ait ou pas des raisons valables de craindre la persécution.
 
Les États et d’éminents juristes d'Amérique latine ont adopté la Déclaration de Carthagène sur les Réfugiés en 1984 en réponse aux problématiques propres aux réfugiés. Cette déclaration étend aussi la définition du réfugié donnée dans la Convention de l'ONU relative au Statut des Réfugiés à toutes les personnes qui ont été obligées de quitter leur pays « parce que leur vie, leur sécurité ou leur liberté étaient menacées par une violence généralisée, une agression étrangère, des conflits internes, une violation massive des droits de l'Homme ou d'autres circonstances ayant perturbé gravement l'ordre public ». Bien que cette Déclaration ne soit pas juridiquement contraignante, la majorité des États d'Amérique latine emploie sa définition du réfugié dans leurs cadres juridiques nationaux respectifs.
 
Les personnes déplacées dans leur propre pays (déplacés internes) ont été obligées de fuir leurs lieux de résidence, mais n'ont pas traversé une frontière internationale. Elles restent dans leur propre pays et ne sont donc pas considérées comme des réfugiés. Ces déplacés internes ne bénéficient d'aucune protection conventionnelle spécifique. Ils sont toutefois protégés par le droit international relatif aux droits de l'Homme, et la juridiction nationale de chaque pays. Dans une situation de conflit armé, ils sont aussi protégées par le droit international humanitaire. Il existe des principes directeurs relatifs aux déplacements de personnes à l’intérieur de leur propre pays. Ces principes établissent les droits et les garanties des personnes déplacées internes concernant la prévention des déplacements internes, la protection des personnes durant les déplacements et les solutions durables à développer pour leur réintégration.