La situation des Droits de l’Homme en République Démocratique du Congo est préoccupante. En dépit des nombreuses conventions Internationales de droits de l’Homme ratifiées et des efforts déployés pour renforcer le droit national, la protection des droits de l’Homme reste insuffisante en RDC, en droit et en fait. Cette situation est renforcée par la faiblesse des institutions gouvernementales, marquées par le manque de transparence, la précarité de l’état de droit ; et couplé à un système judiciaire corrompu et inefficace. 
 
Malgré le fait que les principaux droits civils et politiques, internationalement reconnus, soient inscrits dans le droit national, les forces de sécurité, aussi bien que les groupes armés non-étatiques continuent de perpétrer de graves et fréquentes violations des droits de l’Homme en toute impunité. Ces exactions consistent en des exécutions arbitraires et extrajudiciaires, notamment des arrestations et détentions arbitraires, des actes de torture, de violences sexuelles ou encore le recrutement forcé d’enfants soldats. Le système judiciaire est faible et gangrené par la corruption. L’extrême pauvreté et la quasi inexistence des services sociaux ont conduit à la violation de la plupart des droits économiques, sociaux et culturels de la population, y compris le droit à une alimentation adéquate, l’accès à l’eau potable et à un logement décent. Les populations autochtones, les minorités, sont particulièrement vulnérables vis-à-vis de ces violations. Les femmes et les filles souffrent de discriminations importantes  et sont encore trop souvent victimes de violence. La violence sexuelle est omniprésente dans le pays. En dépit des réformes du cadre judiciaire et légal, beaucoup d’enfants voient leurs droits violés et font face à la violence, à un accès difficile à une éducation de qualité et aux soins de santé, à des conditions d’alimentation et de vie préoccupantes. D’autres groupes de personnes à risque et particulièrement susceptibles de voir leurs droits violés sont les défenseurs des droits de l’Homme, les journalistes et les personnes incarcérés.
 
L’est de la RDC a connu plusieurs vagues de conflits et de crises durant ces 20 dernières années. Les populations civiles ont subi de graves violations des droits de l’Homme, dont des viols à grande échelle, la torture, les expulsions forcées commis par des groupes armés rebelles aussi bien que des forces de sécurité congolaises. A l’exception de trop rares cas, les auteurs de ces actes ont agi dans l’impunité.