En vertu du droit international et régional relatifs aux droits de l'Homme, chacun a droit au meilleur état de santé possible, à des conditions de vie saines et à un environnement salubre. Chacun a le droit de participer concrètement aux décisions qui ont des répercussions sur son bien-être. Chacun a le droit à des soins de santé accessibles et de qualité et d'être protégé des maladies contagieuses. Tout individu a des droits relatifs à la santé sexuelle et reproductive. Ces droits sont intrinsèquement liés aux autres droits, particulièrement au droit au travail et au droit à un logement adéquat, au droit à l'alimentation, à l'eau potable et la salubrité. 
 
Les gouvernements ont pour obligation de respecter et protéger progressivement la santé de leurs populations, notamment des groupes minoritaires. Ceci signifie que les États doivent éviter de bafouer directement ces droits, par exemple dans les situations où certains groupes sont victimes de discrimination dans les systèmes de santé. Ils doivent aussi faire en sorte que les droits des individus ne soient pas bafoués par d'autres entités, par exemple en interdisant la pollution environnementale qui a un effet néfaste sur la santé des populations concernées. Les gouvernements doivent enfin prendre des mesures visant à instaurer progressivement les autres droits, par exemple en améliorant le système de santé et l'éducation sanitaire publique.
 
Partout en Afrique, l'exercice du droit à la santé reste un problème central. Lorsque les conditions de vie sont malsaines, par exemple en l'absence d'eau potable, de nutrition convenable et de services d'assainissement adéquats, les taux de morbidité augmentent de façon significative. Les structures de santé, le matériel et les produits sanitaires sont souvent en mauvais état et en quantité insuffisante pour les besoins de la population. Il est difficile d'obtenir des médicaments de qualité et de trouver un personnel médical bien formé, particulièrement en milieu rural. En raison du coût des soins de santé, des millions de personnes n'ont pas accès aux services dont elles auraient besoin.
 
En RDC, le manque d'accès aux soins de santé reste une grande source de préoccupation. En 2009, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies a constaté que plus du tiers de la population (37 pour cent) ne recevait aucun soin de santé, et que les services sanitaires en place étaient inabordables et d'un accès difficile. Les services de santé sont dans un état déplorable et manquent de ressources humaines, médicales et financières, particulièrement en milieu rural. Cece si traduit par un taux inquiétant de mortalité des nourrissons, des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. La couverture vaccinale reste faible. Les maladies infectieuses, notamment la typhoïde, le paludisme et la dengue, sont chroniques dans l'ensemble du pays. Le nombre de décès dus à des maladies évitables est élevé en RDC. Les conditions de vie et de travail, particulièrement en milieu urbain, sont souvent extrêmement insalubres et fragilisent l'état de santé des congolais.