En vertu du droit international et régional relatifs aux droits de l'Homme, chacun a droit à l'éducation (notamment à l'éducation primaire gratuite et obligatoire pour tous, et aussi à l'éducation secondaire et supérieure, progressivement gratuites) sans discrimination aucune. Les États doivent élaborer et mettre en œuvre des stratégies nationales pour l'enseignement primaire, secondaire et supérieur et ont pour obligation de garantir qu'une éducation de qualité soit disponible et accessible. Le droit à l'éducation est essentiel pour l'exercice des autres droits fondamentaux, notamment le droit à la santé et au travail, la liberté de pensée, de conscience, de religion et d’opinion, ainsi que la liberté d'expression.
 
Selon l'UNESCO, 29,8 millions d'enfants vivant en Afrique subsaharienne n'étaient pas scolarisés en 2011. Ceci représente la moitié du nombre mondial d'enfants qui ne fréquente pas l'école chaque année au niveau mondial. Les écoles primaires ne sont pas toujours gratuites. Les parents sont souvent incapables d'envoyer tous leurs enfants à l'école et doivent faire un choix. Trop souvent, les enfants pauvres, les enfants vivant et travaillant dans la rue, les enfants réfugiés, ceux qui vivent dans des zones éloignées, les filles et les enfants handicapés sont sacrifiés et ne vont pas à l'école. L'insuffisance des structures et du matériel, le manque de personnel enseignant convenablement formé et régulièrement rémunéré, ainsi que le recours généralisé au châtiment corporel restent des motifs importants de préoccupation.
 
Malgré des progrès récents, beaucoup d'enfants en RDC ne sont toujours pas scolarisés ou n'ont pas accès à une éducation de qualité. Bien que la gratuité de l'enseignement primaire public soit prévue dans la Constitution congolaise, beaucoup d'écoles exigent encore le paiement de frais de scolarité, rendant ainsi l'éducation inabordable pour beaucoup d'enfants. Le Comité des Droits Economiques, Sociaux et Culturels  des Nations Unies a constaté que l'exercice du droit de l'enfant à l'éducation est entravé par le fait qu'un grand nombre de naissances ne soient pas inscrites à l'état civil. Ainsi, comme de nombreux nouveau-nés n'ont pas d'identité juridique, il leur est ensuite difficile de s'inscrire à l'école. Les filles abandonnent souvent l'école avant terme notamment parce qu'elles se marient à un âge précoce ou tombent enceintes. En conséquence, le taux d'alphabétisation féminin est bas.