En vertu du droit international et régional, chacun a droit à un niveau de vie adéquat. Ceci comprend, entre autres, le droit à l’eau potable, à une alimentation suffisante, à des services d'assainissement et de salubrité de base, et à un logement convenable. Pourtant, l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) contate qu’environ 842 millions de personnes souffraient de faim chronique en 2011-2013 — soit environ une personne sur huit. Plus de 2 milliards de personnes souffrent de la « faim cachée » ou de déficiences nutritionnelles. Les nombres de personnes sans accès à l'eau potable ni à des services adéquats d'assainissement atteignent respectivement 780 millions et 2,5 milliards. Plus de 100 millions de personnes, dont un grand nombre a été expulsé de leur logement, vivent sans domicile fixe et plus d'un milliard de personnes n'a pas accès à un logement adéquat.
 
Malgré des progrès récents en RDC, notamment l'élaboration d'une Stratégie de Réduction de la Pauvreté en 2009, environ 75% de la population vivait dans la pauvreté en 2009. Huit personnes sur dix n'ont pas accès à l'eau potable, moins d'un tiers a accès à des services adéquats d'assainissement et seulement 1% a accès à l'électricité. La malnutrition et les pénuries alimentaires sont chroniques, malgré un immense potentiel agricole. La majorité des populations urbaines est logée dans de mauvaises conditions et dans des logements insalubres. En outre, des personnes auraient été expulsées de leurs maisons, particulièrement dans les régions minières.