Les enfants — terme désignant les personnes âgées de moins de 18 ans — ont le droit de vivre et de s'épanouir dans toute la mesure de leurs potentialités, dans un contexte familial, sans aucune violence ni une quelconque forme de discrimination. Ils ont le droit de participer, de façon adaptée à leur âge, aux décisions qui les concernent. Toutes les actions qui ont un impact sur les enfants doivent être prises dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Ces droits sont inscrits dans la Convention relative aux droits de l'enfant (CIDE) des Nations Unies, la convention internationale ratifiée par le plus grand nombre de pays, et la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l'Enfant (CADBE).
 
Malgré les efforts collectifs menés sur le plan international pour faire respecter les droits de l'enfant, des millions d'enfants n'ont toujours pas accès à des services médicaux ou d'éducation adéquats. Ils sont obligés de travailler pendant de longues journées dans des conditions dangereuses, ou subissent des violences sexuelles, physiques ou psychologiques infligées par les personnes qui en ont la garde. Du fait de la faiblesse des systèmes judiciaires pour mineurs, beaucoup d'enfants dans le monde attendent désespérément dans des centres de détention où les conditions sont inhumaines. Certains enfants sont obligés de participer aux conflits armés, d'autres sont vendus pour être exploités sexuellement ou économiquement, ou pour servir d'esclaves, souvent par des personnes qu'ils connaissent et en qui ils ont confiance. Bien que tous les enfants soient jugés fragiles à cause de leur âge et manque de maturité, certains d'entre eux sont particulièrement susceptibles de voir leurs droits bafoués, comme les fillettes (susceptibles d'être exploitées sexuellement ou d'être mariées à un âge précoce ou par la force), les enfants présentant des handicaps physiques ou mentaux, les enfants séparés de leurs familles, ou les enfants déplacés par un conflit, la pauvreté ou des catastrophes naturelles.
 
La Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l'Enfant reconnaît que les enfants tiennent une place unique ou privilégiée en Afrique et doivent être protégés et bénéficier d'une attention particulière. Cependant, dans l'ensemble de l'Afrique, les enfants souffrent de façon disproportionnée des conséquences de la pauvreté, de la guerre, de l'instabilité politique, des catastrophes naturelles, des infrastructures sociales insuffisantes et de la maladie. En 2004, la Coalition pour mettre fin à l'utilisation des enfants-soldats estimait que 100 000 garçons et filles participaient à un conflit armé en Afrique. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, environ 101 millions de fillettes âgées de plus de 10 ans ont été affectées par des mutilations génitales en Afrique. De 2005 à 2009, trois enfants sur dix en âge d'être scolarisés en primaire ne fréquentaient pas l'école et un enfant âgé de moins de cinq ans sur cinq était sous-alimenté. En 2010, 3,8 millions d'enfants mourraient avant l'âge de cinq ans. 
 
La RDC a ratifié une variété d'instruments internationales et régionales visant à protéger les enfants. La Constitution octroie une protection spéciale à l'enfant, notamment dans le Préambule et les Articles 40 et 43. En outre, un Code de Protection de l'Enfant a été mis en place et énonce les droits de l'enfant. L’Etat a également adopté d'autres lois visant à améliorer l'accès des enfants à l'éducation, la santé et la protection. Cependant, la situation des enfants en RDC reste critique. 
 
Les taux de mortalité infantile de la RDC comptent parmi les plus élevés au monde. En 2010, l'UNICEF a conclu que 465 000 enfants sont morts avant l'âge de cinq ans et qu'un quart des enfants âgés de moins de cinq ans souffre de malnutrition. Dans l'ensemble du pays, les enfants subissent des actes de violence. Les enfants abandonnés, les enfants qui ont été séparés de leurs familles, les enfants accusés de sorcellerie et les enfants des rues sont particulièrement vulnérables. Les enfants continuent de subir les conséquences des conflits, notamment le déplacement, l'exposition à la violence physique et sexuelle, la prostitution et le recrutement forcé aussi bien par les groupes armés que par les forces armées. Les enfants continuent de subir les pires formes de travail, notamment dans les mines et les carrières.